Sahira

Le Pays de la Lumière

Écologie : 
Sahira est une vallée désertique privée de précipitation par les chaînes de montagne qui l’entoure. Les étés sont chauds et secs et les hivers sont froids et tout aussi secs. À quelques endroits, on peut retrouver des gros arbres aux racines profondes et aux troncs larges et huileux qui se sont adaptés à la rareté de l’eau. Région recluse abondamment saupoudrée de matières érosives sèches. De larges champs de dune se déplacent librement sur toute l’étendue avec localement de rares plaines rocheuses qui sont mises à jour lors de certain cycle géologique. Les quelques oasis sont les seuls répits de la sécheresse ultime qu’on y retrouve. Une zone rocailleuse particulièrement austère existe au nord. Cet endroit abrite des geysers émettant des gaz toxiques et le sol est couvert de pierres cristallines particulièrement dangereuses. On y trouve également des évaporites en abondance, souvenir d’une mer ancienne avant l’érection des montagnes de Draïoch. Sahira regorge pourtant de vie de tout genre : Plusieurs animaux y habitent et il suffit d’une petite pluie pour que la région soit entièrement transformée en jardin d’éden.

Société/Culture : 
Il existe deux cultures distinctes dans Sahira : les Qasim et les Ahzarim. Ces derniers sont un groupe de nomades guerriers habitant des villages de tentes portatives qu’ils transportent à dos de chevaux. Ils parcourent Sahira d’oasis en oasis pour marchander et échanger de l’information ainsi que des biens. Ces gens se regroupent en petites troupes composée de familles et d’amis. Une fois par année, un groupe en question décide de faire un voyage dans les autres contrées encore pour y faire des échanges. Malgré leur civilisation qui est bien mouvementée, ces nomades sont parmi les plus éduqués et tolérants que l’on puisse rencontrer dans toutes les Milandes. La seule chose qui n’est pas tolérée d’autrui est que quelqu’un fasse du mal prémédité à quelqu’un de leur troupe. À ce moment, les conséquences sont graves et subites pour le mécréant en question.

Parmi les Ahzarim, il est difficile de déterminer les liens familiaux exacts. La famille traditionnelle des autres régions s’applique difficilement. Les hommes comme les femmes font des pactes de mariage entre eux qui ne concernent que rarement l’appui du reste de la famille. Il se peut qu’un mariage ne dure que quelques lunes voir quelques semaines. Par contre, les chansons des bardes racontent souvent des histoires d’amour qui ont su rester intactes même après la mort des amoureux. Les enfants sont sous la protection de la mère qui les élève. Encore ici, la mère d’un enfant n’est pas nécessairement celle qui l’a portée. Les conditions hostiles des caravanes font en sorte que la mentalité est que, si la femme qui porte l’enfant est trop jeune pour l’élever, on lui trouve une mère qui sied. Les hommes élèvent et protègent également tous les enfants, même ceux qui ne leur appartiennent pas.

Les Qasims sont le peuple sédentaire de Sahira et sont des descendants des Khépriens. Ce peuple connaît toujours les secrets de l’irrigation et sait faire fonctionner celle-ci pour enrichir les terres du désert. À partir des grosses oasis, ils ont réussi à se former d’élégantes demeures de ciment blanc ou des jardins abondent sur et autour de celles-ci. Les familles Qasims sont plus conventionnelles que celles des nomades. Les mariages sont très souvent arrangés par les parents, mais les jeunes mariés ont tout de même un droit de vote dans l’affaire. Les enfants sont chéris par la famille au complet et les garçons comme les filles sont éduquées.

Les communautés sont gérées par un scheik et les membres de sa famille. Ceux-ci gèrent la distribution de l’eau et des vivres pour la communauté ainsi que le travail qui est du pour le bien de la communauté. Chaque individu reçoit de l’éducation avancée. Leur sens de la justice est généralement grave, mais légitime et est exécuté rapidement. Il est rare que quelqu’un se rende à vouloir duper les scheiks. Étant donné que le désert de Sahira est un endroit magique et spirituel les scheiks ont une véritable armée de conseillés magiciens, prêtres, druides et forestiers à leurs dispositions. On ne sait jamais quand ils devront défendre les leurs des djinns redoutables qui attaquent férocement.

Les clans de scheik sont présentement contrôlés par une reine; la très jolie et sage Amira. À chaque année, une longue et dangereuse course de chevaux autour du désert est organisée en son nom. La reine Amira couvre le gagnant d’or. On ignore l’endroit physique de la résidence de la reine étant donné qu’elle et son entourage changent quotidiennement de palais et qu’elle possède des gardes du corps, les femmes guerrières Ahzarim, qui prennent souvent sa place en guise de protection.

Une particularité qui est un peu difficile à digérer de la part des autres peuples est le statut de la femme. Il s’agit d’un concept compliqué à comprendre : la gents féminine des Sahiriens est à la fois adorée et restreinte. Adorée dans le sens qu’une femme peut faire tout ce dont elle peut bien avoir envie, mais restreinte car elle doit être escortée et protégée pour son bien. Un exemple de ceci est la femme guerrière des Ahzarim. Redoutables et armées jusqu’aux dents, elles reçoivent un entraînement ardu. Élevées par leurs familles pour être des tueuses sans merci, elles sont prêtes à défendre les leurs avec une détermination non équivoque. Pourtant, avant d’en attaquer une en combat, il faut passer par leurs frères d’armes qui la défendront jusqu’à la mort.

Régions :
Takat : Située dans une grande oasis en plein milieu de Sahira et nommé par les croisés Devoniens comme étant la ville sainte, celle-ci est présentement sous l’emprise de Devon. Pendant la dernière vague d’attaques Devoniennes, la ville était en train de sombrer complètement. Non seulement les Devoniens n’étaient pas capables de mater complètement les natifs, mais ceux-ci avaient commencé une guerre civile après la mort du scheik qui régnait. Aliyah, la fille aînée du scheik, pour garder la paix de son peuple, offrit sa main au Paladin Maxime Rogelio. Leur mariage fut officié sous la tutelle d’un inquisiteur Devonien et, suite à la nuit de noces, le peuple reprit leur calme. L’ambiance de la ville est encore tendue vu le nombre de Devoniens qui circulent mais Dame Aliyah a su diriger son peuple, même si elle n’a pas officiellement grand mot à dire aux côtés de son mari.

Deisha : Cette ville un peu plus au sud de Sahira est construite sur de vieilles ruines. Les ruines existaient depuis bien longtemps et les gens disparaissent souvent dans les souterrains. La plupart des habitants y sont des réfugiés des croisades. Pourtant la sécurité des habitants n’est pas totale. Le sheik qui y habite est jeune, possède peu d’expérience et a de la difficulté à inspirer confiance. Les villageois sont donc nerveux et des conflits éclatent souvent sur son domaine. Les vols sont très fréquents, et des guildes de voleurs à l’intérieur de la ville tentent de prendre la place du scheik.

Le Front : Ceci est l’endroit où les Devonniens attaquent sans relâche les guerriers de Sahira. Ce champ de bataille change d’endroit à chaque année. Quelques fois, les sièges durent des mois voir même des années. Quoi qu’il en soit, cette région est évitée de la population. L’endroit est approvisionné par les scheiks et par les caravanes des Azharim sans interruption. Les guerriers qui y sont envoyés sont bien entraînés et les magiciens de guerre qui y sont envoyés sont de redoutables adversaires.

Habillement : 
Les gens de Sahira portent le plus souvent des robes amples de couleurs foncées pendant le froide de l’hiver et pâles pendant les grosses chaleurs de l’été. Les vêtements ont plusieurs utilités. Ils protègent les porteurs du vent, du sable et de la poussière mais sert également à garder la chaleur pendant la saison froide et la fraîcheur pendant les chaleurs de l’été. Les couleurs les plus souvent vues sont le noir, le blanc, l’ivoire, le rouge pour les foulards et les voiles ainsi que du doré. Celle-ci démontre un certain statut de richesse. Les hommes comme les femmes portent le même ensemble. Lors d’occasions spéciales, les hommes et les femmes portent des habits somptueux de tout genre, souvent faits de matériaux soyeux aux couleurs vives.

Religion : 
Bizarrement, les gens de Sahira vénèrent le même dieu que leurs ennemis jurés les Devoniens. Essentiellement, leur chicane résulte du fait que les Devoniens sont trop strictes dans leurs dévouements au Créateur. Les Sahirims n’ont pas perdu l’habitude de respecter aussi les esprits de la nature en comprenant que le Créateur est à la base de tout. Les Esprits prennent, plus souvent qu’à leur tour, la deuxième position dans les vénérations des Sahirims.

Des prophètes surgissent quelques fois au travers des centenaires et aident à rappeler la parole de leur Seigneur. Ces prophètes sont capables de faire des actes prodigieux et possèdent facilement l’attention de foules. Contrairement aux Devoniens qui ont bâtit une stricte hiérarchie religieuse, les gens du peuple sacré savent que chaque personne doit se prendre en main et s’occuper de leur vies spirituelle eux-mêmes.

 Histoire : 
Les vielles histoires Sahiriennes racontent qu’il y a de cela des âges, les humains étaient venus d’une contrée lointaine à la recherche d’un nouveau pays. Venus originalement d’un pays où les habitants étaient voués au culte de la mort, un groupe de gens, guidés par des esprits de la nature et l’idée qu’un seul dieu créateur veille sur tous, furent forcés à trouver un nouveau territoire. En vain, ce peuple cherchait un endroit qui n’était pas déjà occupé par des créatures et où ils pourraient êtres libres de continuer leur idéologie d’un seul dieu créateur et d’un endroit où les âmes iraient après la mort. Les terres elles-mêmes des Milandes à cette époque étaient vivantes et n’acceptaient guère les nouveaux venus.

Ils marchaient sans cesse sans trouver et se faisaient chasser par des faes partout où ils allaient. Pourtant ils réussirent parfois à échanger des biens, des idées, quelques fois, ils durent se battre amèrement pour leurs vies. Plus qu’une fois, il ne restait que des femmes et des enfants pour continuer le périple. La caravane originale dû se séparer plusieurs fois pour être capable de subvenir aux besoins et pour passer inaperçue. Guidés par des forces qu’ils ne comprenaient pas ils se retrouvèrent dans le pays des djinns, où leurs adversaires n’osaient pas les pourchasser.

Il ne pris pas grand temps pour que les autres peuples des Milandes commencent à rechercher les Sahirims qui avaient amassés un savoir considérable. En plus d’avoir leurs expériences de voyage considérables, les gens du peuple de la lumière ont su marchander avec les djinns de la région. On ne parle pas beaucoup de ces instances hormis le fait qu’on ne peut que rarement se fier à ces créatures.

Parmis ceux qui sont venus chercher de leur aide, on retrouve les Devoniens. Ceux-ci étaient en guerre depuis des centenaires avec les Sidhee de la région. Un prophète Sahirim fut envoyé pour aider ces humains plus faibles. Le prophète enchanta le roi des Devonien avec son message de paix qu’il eut tôt-fait de convertir son peuple en entier.

Un miracle se produit : une chaîne de montagne entière apparut de nul part et sépara les terres Sidhee des terres humaines. La paix reposa sur le pays de Devon pendant quelque temps. Puis, le prophète fut assassiné. La guerre fut à tout jamais déclarée sur les créatures magiques par les Devoniens. Après la mort de la paix qui existait entre les deux peuples, les Sahirims fermèrent les passages qui existaient entre eux et les Devoniens. Ces derniers répliquèrent avec les armes.

Légendes : 
Une fée habite dans les souterrains qui longent les montagnes. Celle-ci veille sur les eaux et les vents de Sahira. On dit qu’elle est d’une sagesse et beauté incroyable et que ses pouvoirs sont inouïs. L’histoire veut que c’était la fille d’un des premiers sheiks qui s’était établit à Sahira. Celle-ci s’était enfuie après que son père l’avait promise à un jeune homme qui ne lui plaisait pas. Ce dernier envoya ses hommes sur ses traces. Malheureusement, préférant mourir que de se soumettre aux vœux de son père celle-ci se laissa tomber dans une crevasse des montagnes de Sahira.

Avant que les Sahiriens découvrent leur terre promise, le roi de la contrée où ils habitaient opprimait le peuple. En plus des conditions d’esclavage, le roi avait commencé le « droit du seigneur ». Outrés du traitement que recevaient leurs femmes, ils implorèrent leur dieu pour les aider. Ce dernier répondit en créant un homme valeureux. Ce dernier, issue du monde sauvage, fut retrouvé par un chasseur. Ramené à la civilisation par ce dernier, il fut éduqué par une des filles du peuple choisi, Shamhat qui était également esclave au château. Une fois civilisé, le trappeur présenta l’homme sauvage, maintenant appelé Ephrem, au roi.

Ephrem et le roi devinrent amis, et ce dernier amena Ephrem à l’aventure. Pendant ce temps, le peuple qui deviendrait les Sahiriens prit cette opportunité pour s’éclipser. Ce fut le début du voyage qu’ils entreprirent pour se rendre aux terres promises. Lorsque le roi revint à son peuple, il se rendit compte que la classe d’esclaves était disparue. Enragé de sa découverte, le roi se détourna sa furie sur Ephrem. Un combat s’en suit et Ephrem et le roi était à deux doigts de perdre la vie. Shamhat, restée derrière et servante au château, pris charge de la situation. Pendant que le roi était sous les soins du médecin royal et qu’Ephrem avait été laissé à son sort, Shamhat s’éclipsa avec lui. Les descendants d’Ephrem et Shamhat parcourent encore et toujours le désert de Sahira.

Rumeurs : 
On dit, à voix baissée, que les djinns sont ceux qui ont appelé les Sahirims. Les djinns seraient des créatures semblables aux vampires et utilisent les humains comme de la chair à pâté. Il existe encore quelquefois ou des personnes disparaissent de vue.

À chaque solstice, un groupe d’aîné des quatre coins de Sahira se rencontre pour discuter des actualités des Milandes. Ils offrent également des mots de sagesse pour ceux qui veulent bien écouter. Trouver l’endroit où ils se retrouvent à chaque fois risque d’être difficile.

Métier/Classes : 
Les Ahzarim ont presque tous un petit penchant barde et possèdent presque tous un talent quelconque pour divertir les gens. Ils ont aussi souvent un deuxième métier qui fait en sorte qu’il est stupide de penser qu’ils sont une troupe de voyageurs est sans défense. Ceux qui sont à la charge de défendre la caravane le font farouchement, et l’on peut compter parmi les meilleurs guerriers du monde les nomades de Sahira. Comme de raison, parmi les troupes, on y retrouve aussi des magiciens, des druides, des forestiers ainsi que toute une panoplie de métiers possibles. Tous sont mobiles et prêts à entraider la petite communauté.

Monstres : 
Le monstre que les gens craignent le plus ici est le djinn. Les djinns sont partout, sont maîtres du déguisement et possèdent un terrible pouvoir : ils peuvent exaucer des vœux. À première vue, ceci à l’air d’un pouvoir bénin mais les conséquences de ces vœux sont pour la plupart du temps horribles. Les rencontres entre djinns et humains sont rares.