FPO-Draioch

Draioch

Le Royaume Divisé

Langue parlée : 
Majoritairement anglais

Écologie : 
Les plus hauts sommets du monde. De hautes chaînes de montagnes se développent lentement au royaume de Draioch. Il existe de rares vallées, évolutives et changeantes, où des micro-climats se sont établis. Un paysage de toundra puis de taïga avec des bosquets de forêts composées de conifères à la base se découpe sur l’horizon des glaciers des plus hauts sommets. Les habitants du royaume s’amusent à dire qu’il n’y a pas un pouce de Draioch qui soit droit. Les montagnes du royaume sont si nombreuses que la grande majorité d’entre elles n’ont pas de nom. Cependant, les montagnes qui ont été nommées doivent leur appellation à la suite d’une tragédie qui s’y est déroulée ou au dragon qui l’habite.

L’eau, produite par la fonte des glaciers, est abondante dans les montagnes et elle dévale les sommets en les érodant de façon très active. Les canyons, gorges et cavernes sont donc monnaie courante. La plupart de ces dernières sont cependant trop petites pour une tribu de gobelins. Quelques-une sont immenses, assez pour y loger une famille de dragons au complet. Selon les dires, Draioch contient des passages et des cavernes souterraines où d’immenses dragons, plus vieux que le monde, dorment indéfiniment. C’est un pays dur qui ne pardonne pas, difficile d’accès et qui demande une connaissance particulière du terrain pour le traverser.

Société/Culture :
La grande majorité de la population vit en pauvreté abjecte. Des années à faire la guerre aux dragons pour les rares ressources naturelles de la région ont laissé les serfs du royaume avec peu à offrir à leurs seigneurs et encore moins à se mettre sous la dent. Les serfs sont, par contre, très heureux d’offrir nourriture et produits à leurs seigneurs. Ils dépendent grandement de la protection de ceux-ci face aux dragons, dont les attaques sont trop régulières. Les seigneurs sont en retour, fiers de protéger leur peuple et n’hésitent pas à faire de grands sacrifices pour leurs sujets.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’humeur générale n’est pas à la déprime. Au contraire, une vie dure et souvent écourtée par les conditions de vie a enseigné aux habitants à apprécier chaque jour comme un don du ciel. Chaque naissance, fête ou tout autre occasion leur donne une excuse pour se rassembler, festoyer, prendre des nouvelles et se raconter des histoires.

Dans une région constamment attaquée par des créatures pour qui cracher du feu est une chose facile, le papier est une denrée rare et en laquelle les gens ont très peu confiance. Leur histoire, leurs contes et les exploits de leurs héros sont tous transmit de bouche à oreille. Il va sans dire que dans une société comme celle-ci les bardes et les conteurs d’histoires ont une place de choix. Conter une histoire pour la transmettre aux générations futures est un art qui est très sérieux pour toutes les classes de la société.

Les conteurs d’histoires jouissent d’un statut social à part. Un conteur d’histoire serf recevra un traitement égal à celui d’un noble né. Par contre, le métier de conteur d’histoire n’est pas pour tout le monde. C’est une tâche ardue, et l’oubli d’un détail est considéré comme un crime, surtout parmi la confrérie. La personne qui veut devenir un conteur doit passer des années avec un maître. L’apprenti passe la première année seulement qu’à voyager avec le maître. Pendant cette première année, il lui est interdit de parler, pas même un mot. Il doit apprendre à écouter et à remarquer le monde qui l’entoure. À la fin de la première année, l’apprenti doit maintenant composer son propre conte. Ayant passé un an à écouter son maître lui donner des leçons et raconter des histoires, il est temps pour l’apprenti de se prouver, et de prouver qu’il est capable de créer un conte digne d’être redit. Sa deuxième année est dédiée à cette fable. Si le récit en vaut la peine et que l’apprenti réussi à créer une saga digne de son maître, celui-ci commencera alors à lui apprendre son répertoire.

L’apprenti doit rester avec son maître tant qu’il n’a pas appris tous les contes que celui-ci connaisse mot pour mot. Le temps pour la créativité viendra plus tard, il doit commencer par apprendre les contes exactement comme ils lui ont été transmis. Le premier conte apprit est toujours celui de Aulrick, ce héros légendaire qui est central aux croyances de la population de Draioch. Une fois que l’apprenti a réussi à mémoriser les centaines de contes qui sont connus par le maître, il devient alors un conteur. Il doit immédiatement se trouver un apprenti et lui transmettre tout son savoir pour les générations à venir. C’est à partir du moment qu’il a réussi à entraîner au moins un apprenti qu’un conteur est considéré maître de sa profession.

La société de Draioch est séparée en quatre classes distinctes. Tout au bas de l’échelle sociale, on retrouve les serfs. Ceux-ci cultivent les terres appartenant aux seigneurs et donne à ces derniers la grande majorité de ce qu’ils produisent. Ils ont droit de conserver seulement qu’assez pour nourrir leur famille. Malheureusement, les serfs ont du mal à faire de bonnes récoltes étant donné que leurs champs et demeures se font attaquer par les dragons au moins deux fois par année, sans compter les difficultés offertes par le terrain sur lequel ils doivent vivre. En conséquence, les serfs sont mal nourris, au point ou ils doivent parfois littéralement manger la semelle de leurs bottes. Les serfs n’ont aucun droit, mais ils peuvent pétitionner leur seigneur pour obtenir justice. Leurs requêtes ne sont cependant pas toujours reçues ou acceptées. Les serfs sont attachés à la terre qu’ils cultivent, ils sont vendus ou échangés avec celle-ci. Ils doivent aussi faire partie de la milice du seigneur, et celui-ci peut lever sa milice à n’importe quel moment.

On retrouve un peu plus haut sur l’échelle sociale les hommes libres. Cette catégorie comprend les paysans qui ne sont pas serfs, les artisans et les marchands. Les paysans, comme les serfs, doivent donner une grande partie de leur production au seigneur. Contrairement aux serfs, les paysans ont le droit de garder une plus grande portion de ce qu’ils produisent. La somme remise au seigneur est minime et est le plus souvent remise en argent ou encore en service. À tout moment, les artisans peuvent se faire appeler dans la milice où ils doivent mettre leur spécialité au service de l’armée.

Les magiciens font classe à part dans la société de Draioch. Ceux et celles qui ont choisi cette profession ne semblent pas s’intéresser aux stratagèmes de pouvoir qui forment les paliers de société. Ils passent du temps ici et là à des recherches des plus diverses. Leur état monétaire semble aussi varié que les montagnes de Draioch. Certains deviennent des seigneurs alors que d’autre ne sont que des pauvres mendiants. C’est en partie à cause d’eux que tous essaient d’offrir l’hospitalité au meilleur de leur capacité. Qui sait, si vous ne faites pas attention, le prochain venu pourrait vous transformer en grenouille.

Beaucoup plus haut socialement se trouvent les chevaliers. Ceux-ci ne sont pas nécessairement à cheval. Ce nom réfère surtout aux soldats de professions qui sont plutôt rares. Ils sont soumis à un style de vie intensif. Ils doivent s’entraîner quasi-constamment, vivre une vie pieuse ainsi que défendre les personnes plus faibles. De plus, un chevalier doit fournir et entretenir lui-même son équipement. Ce qui peut lui coûter très cher parce qu’un chevalier doit absolument porter une armure et avoir la meilleure arme dont il peut se procurer.

Les plus hauts gradés de Draioch sont les seigneurs. Le pays est séparé par des guerres intérieures et des querelles de territoires qui sont communs depuis la mort du dernier roi, il y a de cela des siècles. Chaque seigneur se voit comme le prochain souverain du royaume. La seule chose qui les empêche de se livrer ouvertement et librement la guerre est le besoin constant d’être prêt à repousser les dragons. Les sieurs sont les protecteurs de leur royaume et de leurs habitants. En échange de la protection du seigneur, tous les habitants du royaume lui offrent leur allégeance et le fournissent en ce qu’il requiert pour arriver à cette fin.

Régions : 
Draioch est séparé en un grand nombre de seigneuries. Certaines sont assez importantes, alors que d’autres ne sont que minuscules et ne comprennent parfois qu’un château et les terres environnantes. Chaque domaine est indépendant les uns des autres et doit être auto suffisant. Bien souvent, les seigneuries sont tellement isolées par les montagnes et des seigneuries hostiles avoisinantes que le commerce y est impossible. Certaines régions ne sont pas habitées. C’est dans ces endroits que se situent d’innombrables antres de dragons. Les régions décrites ici ne sont que celles qui sont les plus proéminentes.

Winborne : Cette seigneurie que l’on retrouve nord est une de celles qui sont réputées d’avoir jadis été le lieu de naissance du héros Aulrick. Selon Tassimar, présentement le Sieur de Winborne, ce fait lui donne droit à la couronne du pays. Cette opinion est contestée avec acharnement par les autres sieurs qui se donnent également le titre de majesté.

Eckenshire : Un minuscule fief qui se retrouve presque en plein milieu de Draioch. Il ne comprend seulement qu’un château perché tout au haut d’une montagne escarpée ainsi que quelques plateaux éparpillés. Étant donné que ce lieu est complètement entourés de contrées qui lui sont hostiles, cet endroit est l’apogée de l’auto suffisance. Ce domaine est en réalité la base d’opération d’un ordre de chevalier qui se donne le droit d’opérer dans les seigneuries voisines au nom de la justice et du bon.

Puits des Dragons : Cette région n’est pas vraiment une seigneurie. Personne n’ose habiter si près de cet endroit maudit. Selon les légendes, au cœur de cette région existe un immense trou béant. Ce puits serait l’aire de nidification des dragons. L’endroit ou tous les dragons sont nés.

Coutumes :
Chaque seigneurie a ses propres coutumes. Certaines sont communes à quelques endroits différents, alors que d’autres apparaissent presque partout. Dans certaines régions, il est mal vu de regarder vers le ciel le matin. Selon les dires, faire ceci attirerait les dragons qui ne prennent pas bien que quiconque regarde dans leur domaine.

Dans toutes les seigneuries, seul un chevalier possède le droit de porter une arme sur sa personne en tout temps. Dans certains domaines, ce droit devient un fardeau et le chevalier se doit de porter une arme sur sa personne en tout temps. Un milicien n’a le droit d’être armé que lorsqu’il sert son seigneur. Le seigneur, lui, peut faire comme bon lui plaît.

Les régions qui sont trop près du Puits des dragons achètent leur paix de ceux-ci. Ils donnent en sacrifice aux dragons une damoiselle à chaque première journée de la nouvelle année. La façon d’offrir le sacrifice diffère de chaque endroit, mais la damoiselle est habituellement attachée à un pieu et abandonnée au milieu d’une plaine loin du village. Selon certains, les dragons utilisent ces damoiselles comme servantes qui s’occupent de leurs nids et de leurs œufs. D’autres affirment simplement qu’elles sont dévorées. Quoi qu’il en soit, elles disparaissent bel et bien pour jamais ne revenir.

Habillement : 
La tenue vestimentaire de Draioch dépend complètement de la hauteur de son rang social. Les paysans et les serfs tendent à porter des couleurs terreuses et des vêtements très simples faits maison. Les marchands et les artisans portent des vêtements quelque peu plus élaborés. Les gens portent habituellement la tunique avec une chemise de couleur plus pâle que le revêtement. Le jaune et le brun sont les couleurs les plus communes pour les paysans alors que le mauve est un signe de noblesse.

Les chevaliers, lorsqu’ils ne sont pas en armure, portent de longues chemises aux manches et aux cols décorés de broderie. Ils portent de simples culottes de cuir. Une cape affichant la couleur officielle de leur contrée est parfois portée lorsque le chevalier veut faire une impression un peu plus officielle. Lorsqu’ils portent l’armure, les chevaliers portent un tabard par-dessus celle-ci avec leurs couleurs. Les montures sont aussi adornées des couleurs de leurs cavaliers.

Les seigneurs ont un habillement semblable aux chevaliers, mais ceux-ci portent des chemises aux couleurs vives qui sont beaucoup plus travaillées. Les seigneurs ont tendance à vouloir montrer leur fortune ainsi que leur pouvoir. La majorité portent donc bijoux sur leur personne en tout temps.

Religion : 
Les gens de Draioch n’ont pas de dieux dignes de ce titre. Plutôt, ils croient que des esprits habitent la plupart des endroits et vénèrent ceux-ci. Certains lieux sont si puissants que leur esprit est vénéré à travers le royaume. D’autres, par exemple les Dryades et les Nymphes, sont trop faibles et ne sont que vénérés par les humains qui habitent près de leur sphère d’influence. Contrairement aux dieux, les esprits ne peuvent qu’affecter leur zone d’influence, et ceux-ci n’ont aucun pouvoir en dehors de Draioch. Lorsqu’ils sont hors de leur zone d’influence ils ne peuvent agir qu’au travers de leurs prêtres, paladins et druides. Par contre, contrairement aux dieux, les esprits sont beaucoup plus près de ceux qui les vénèrent. Il arrive souvent qu’un esprit prenne un mortel comme champion et lui apparaît souvent pendant la vie de celui-ci. Le seul exemple qui puisse s’approcher d’un dieu dans le royaume de Draioch est la vénération fanatique du héros Aulrick. Partout dans Draioch, on croit qu’il reviendra pour sauver le Royaume.

L’âme du Royaume : L’esprit le plus puissant du Royaume est celui de la terre même qu’occupe Draioch. La fertilité du sol et la moisson tombe sous son ère d’influence. Il est plus ou moins le patron des paysans et des serfs. C’est aussi à cet esprit que l’on fait des offrandes lorsqu’une femme essaie d’avoir des enfants. Sa sphère d’autorité comporte en effet non seulement la terre du royaume mais aussi son peuple.

Les Damoiselles du Lac : On dit à Draioch qu’une damoiselle d’une beauté sublime habite chaque lac du royaume. Elles seraient en fait le même esprit, mais chaque endroit lui donnerait une personnalité différente et leurs façons d’agir varient énormément d’un lac à un autre. Chaque manifestation possède les mêmes connaissances et expériences de vies de ses consœurs. Une certaine dame du lac pourrait se faire charmeuse au point même de faire rougir un Rochellois alors qu’une autre pourrait incarner une conscience vengeresse. Quoi qu’il en soit, chaque expression est la même damoiselle aux yeux d’un bleu glacé. Dans chaque manifestation, elle représente aussi une déesse de la guerre. Elle défend son peuple avec ferveur, surtout contre les étrangers. Jadis, elle avait choisi Aulrick comme champion. Les gens attendent encore avec impatience le jour où elle décidera qu’un autre mortel vaut le privilège de ce poste.

L’Esprit du Puits : Au milieu de Draioch se trouve l’endroit le plus terrifiant du royaume: le Puits des dragons. L’esprit qui habite cet endroit est corrompu par la présence de ceux-ci. On dit que les dragons eux-mêmes vénèrent cet endroit. Les observations concluent que l’Esprit du puits s’occupe majoritairement des dragons. Il va sans quoi de dire qu’aucun mortel n’a jamais même été capable de seulement l’apercevoir. Selon les légendes, avant l’éveil des dragons, l’Esprit du puits avait déjà été un esprit bienfaisant mais seul et misérable. L’arrivée des dragons aurait changé tout cela. Il est maintenant l’ennemi juré du monde civilisé.

Le Pen Draig : Si l’âme du royaume est l’Esprit de la terre, le Pen Draig est son souffle. Selon les légendes, le Pendragon est le créateur de tous les dragons qui existent. Son corps serait enfoui tout au creux la terre. Dans le royaume de Draioch, on dit que le vent est le souffle de ce dragon d’une taille inimaginable. Incroyablement, le géniteur de tous les dragons offre aussi sa faveur aux humains de Draioch. Il est l’esprit qui pousse les chevaliers à défendre leur royaume, il est l’âme même de l’esprit de combat des Chevaliers de Draioch. Personne n’ose oublier le Pen Draig dans ses prières.

Histoire : 
Les plus grands détails de l’histoire de Draioch ont été perdus à tout jamais. Des centenaires d’oppression de la part des dragons ont laissé peu de précieux documents ayant trait à son histoire. La majorité des faits historiques connus de nos jours ont été transmis de bouche à oreille par les bardes du royaume.

Tous les récits s’entendent pour dire qu’il y a longtemps, le peuple était opprimé par un autre pays. Le nom de cette contrée ennemie semble avoir été oublié de l’histoire. Pendant des centenaires, Draioch vécu en presque esclavage aux mains de son oppresseur. Après plusieurs révoltes et soulèvements infructueux, tout semblait perdu. Puis vint l’Imperium. L’arrivé de ce géant militaire bouleversa l’équilibre de pouvoir du royaume qui deviendrait un jour Draioch. Le peuple oppressif perdu enfin son contrôle absolu et des parcelles de terres se retrouvèrent aux mains du peuple Drackien. Ayant enfin une chance à la liberté, les gens de Draioch résistèrent les forces de l’Imperium avec un acharnement surhumain. Face à une telle résistance, les légions, déjà si loin de chez eux, n’eurent aucun autre choix que de garder une simple garnison et de construire d’immenses murs pour protéger les terres qu’ils avaient réussies à arracher aux natifs. Ayant perdu les terres Rochelloises et Firenziennes la garnison sur les terres Drackiennes devinrent un handicap pour l’Imperium. Le retrait commença quelques années plus tard.

Le peuple de Draioch vu le retrait des troupes Impériales comme l’occasion rêvée de reprendre le contrôle de leurs propres terres. La reprise de ce contrôle semblait être gagné lorsqu’un des chefs Drackiens parvint par la force et la diplomatie à rassembler tous les chefs sous sa bannière. Le moment clef vint lorsque ce seigneur convaincu le dernier général Impérial en terres Drackiennes d’aider la résistance à combattre les forces de leurs anciens maîtres. La campagne fut de courte durée. Ce qui ensuivit fut un Royaume fort et fier. Le peuple Drackien était uni sous la bannière de Aulrick, leur sauveur.

Durant les décennies qui suivirent, le règne d’Aulrick, Draioch connu un âge d’or. Le Royaume connu enfin la paix et la prospérité qu’ils espéraient depuis des décennies. Une seule tache noire ternit le règne de Aulrick : Le Pen Draig fit connaître à Aulrick une terrible prophétie. Aulrick s’avéra presque incapable de croire l’histoire que lui soufflait le Pen Draig : qu’il engendrerait sur sa sœur un fils, que ce fils grandirait pour tuer son géniteur. De plus, ce rejeton maudit réveillerait les dragons qui dorment sous Draioch. Ces événements résulteraient des centenaires d’écroulement de la civilisation Drackiennes. Face à une telle possibilité, Aulrick qui, à son savoir, n’avait pas de sœur, fit un voeu de chasteté.

Les suivants d’Aulrick, pendant son âge d’or, se désolaient de le voir se faire vieux sans assurer la durée de son règne avec sa propre progéniture. Vint Marianne qui utilisa des pouvoirs d’enchanteresse pour causer la venue d’un héritier en sa propre personne. Elle fit parvenir la nouvelle de la naissance de son fils à Aulrick lorsque celui-ci était à la chasse. L’histoire veut qu’elle ne connût pas sa propre origine ni l’existence de la prophétie et qu’elle avait été une amie chère depuis bien longtemps du héro. Les conteurs répètent avec acharnement que sa détresse avait été grande de voir la fureur de Aulrick lorsqu’elle lui annonça la venue de son enfant. De son côté, Aulrick, ne pouvant pas trouver dans sa personne le pouvoir de tuer sa propre sœur, lui affirma que son enfant devait mourir si celui-ci s’avérait être un garçon. Marianne, horrifiée, ne prit aucune chance, elle se sauva et éleva son fils en cachette.

Ce fut un printemps affreux pour tous les gens de Draioch, Aulrick ordonna que tous les enfants mâles soient tués. Des soldats mercenaires parcoururent le pays pour s’assurer qu’aucun garçon ne survive. Les paysans n’eurent aucun choix, à leur grand malheur, que de se plier aux attentes de leur chef. Mais le mal avait déjà été fait : Marianne éleva son fils pour qu’il tue le seigneur devenu monstre, pour le bien du pays. La prophétie se déroula comme prévue, cet héritier ne connaissait pas suffisamment son peuple et était trop avide de pouvoir… Le peuple pleure encore le bon roi héroïque de Draioch.

Légendes : 
La plus grande légende de Draioch est en fait son histoire. Il existe tout de même quelques contes que les maîtres conteurs estiment aussi importants que l’histoire de Draioch. Entre autres, un conseil de mages influence le peuple de Draioch à son insu. Ce conseil serait constitué d’individus de diverses races, incluant même un dragon! On dit que ces mages parcourent constamment le peuple afin d’y tâter le terrain et de connaître la mentalité des gens. Ils viennent souvent en aide à ceux qui leur rendent la pareille. Il est très rare de se voir refuser l’hospitalité à Draioch.

Une vielle chanson traduite d’une langue ancienne raconte la venue d’un héro qui unira tous les gens de Draioch sous une même bannière. Cette union remettra sur pied le royaume et lui permettra de prendre sa place parmi les autres pays. Cette chanson affirme que Draioch sera la contrée qui libèrera les Milandes du Monde des morts. Quelques-uns croient que de cette chanson raconte Aulrick qui reviendra aider son peuple mais les troubadours insistent que la chanson est plus ancienne encore que la venue de l’Imperium.

Le peuple serait issu d’une ancienne tribu de Sidhee. Tous les habitants de Draioch auraient donc à un certain degré du sang de fae dans les veines. Ce qui expliquerait leur affinité avec les esprits ainsi que le respect que les Sidhee leur portent. Les rencontres avec les vrais Sidhee dans ce royaume se font moins rare que dans les autres contrées et les contacts qu’on y retrouve est moins corsé qu’ailleurs. Il arrive qu’un Sidhee habite pendant quelque temps avec les humains de Draioch. De plus, plusieurs des mots de la vieille langue de Draioch ressemblent à celle des Sidhee.

Rumeurs : 
Les érudits des pays de La Rochelle, Firenze et du Pays des marchands viennent souvent passer du temps à Draioch. On dit que la royauté de La Rochelle a une affinité particulière pour les chevaliers Drackiens. Il n’est pas rare de voir le navire personnel de sa majesté Vaillancoeur aux côtes. Les Rochellois les plus riches viennent souvent pratiquer la chasse au dragon. Les gens du coin regardent cette confrérie d’un regard méfiant. Que veulent les Rochellois? De plus, la galanterie et l’humeur romantiques de ces derniers flattent les Drackiens à rebrousse poil : quelle impropriété! On soupçonne la reine Rochelloise de ne pas avoir des intentions complètement platoniques à l’égard d’un des meilleurs chevaliers de Draioch.

Métier/Classes : 
Les métiers suivent de près les classes sociales. On retrouve toutes les classes ici en répartitions de valeurs égale avec une préférence pour les druides plutôt que les prêtres. On ne regarde pas le vol d’un bon œil ici, étant donné que presque tout est partagé du mieux que possible. Les voleurs ont donc plus tendances à se faire rares. Les paladins de Draioch sont réputés pour leur bravoure et altruisme. Ils protègent le peuple, le reste est secondaire. Le nombre de mages est inconnu, mais ils jouissent de respect accru par la crainte.

Monstres : 
À part des dragons, les monstres pullulent dans le pays de Draioch. Il en existe tellement de différents types qu’on a de la peine à les différencier. Pour les habitants de Draioch, il y a deux catégories d’êtres : les gens et les autres.