FPO-Passe

La Passe

Aux portes de l’enfer

Langue parlée : 
Plusieurs langues sont présentes

Écologie : 
La végétation y est maladive. Sur les chemins qui y descendent, on commence par remarquer le manque de chants d’oiseaux. Plus on descend vers le sud, les boisés se font de plus en plus tranquille et une brume d’humidité froide quasi constante empêche le soleil d’y pénétrer. Près du Mur, au-delà des forteresses, la végétation y est rare et grotesque. Certaines des plantes cherchent activement les êtres vivants pour les poignarder de ronces longs comme des couteaux afin de se nourrir des restes des dépouilles. Quelques fois, on peut y décerner les restes d’une forêt qui a jadis été énorme. Ce qui y reste ne sont que quelques troncs et branchages, couverts d’une mousse nauséabonde et humide.

Près du Mur on retrouve un désert couvert d’une brume écœurante, verte et froide. Les moindres bruits semblent y être étouffés. Ceux qui s’y retrouvent aperçoivent souvent des mouvements du coin de l’œil. Pourtant, la vie ici se fait très rare. Rester ici une nuit, c’est courtiser avec la folie. Faire un feu n’apporte aucun répit, la fumée puante qui se dégage du bois de la région s’accroche au linge et attire les morts vivants. Tout le bois de la Passe est importé.
Les animaux de cette région de cette région ont tous été altérés par le Monde des Morts. La majorité des espèces ont été corrompues. Le reste s’est fait dévoré par les morts vivants et les monstres qui sortent du Mur. La seule espèce qui semble s’en être sortie sont les corbeaux. Malgré le fait qu’ils se nourrissent des dépouilles infectés ils semblent bien se porter. Ils observent absolument tout et avertissent souvent si un monstre se pointe. Les corbeaux donnent l’impression qu’ils savent tout sur la région mais tous les efforts pour communiquer avec eux ont été en vain.

Société/Culture : 
On retrouve majoritairement deux types de personnes à la Passe. Certains sont des soldats envoyés légitimement par leur pays alors que d’autres sont des criminels. Un tout petit nombre rencontré sont des aventuriers. Les aventures à la Passe se terminent souvent par la mort. Les habitants de la Passe viennent de partout et d’ailleurs et se retrouvent comme un amalgame bizarre de tout genre de coutumes et de styles. L’ambiance de la Passe est aussi taciturne que le climat. Même les quelques festivals organisés par les habitants sont modérés et les tensions inter régionales rendent les choses un peu forcées par moments. Par contre, une confrérie existe : mieux vaut être avec des vivants que faire face aux monstres à l’extérieur des murs. À chaque nuit, les cris et lamentations des horreurs rappellent aux soldats la raison pour laquelle ils y sont. Cela va sans dire que c’est un nombre très rare de gens qui restent volontairement à la Passe.

La société de La Passe est strictement militaire. Une fois les soldats et autre recrues arrivés en terres de la Passe, ils perdent leurs rangs régionaux et s’en font attribués d’autres. Les rangs militaires acquis à la Passe par contre ne perdent pas leurs rangs une fois les soldats revenus au foyer. Les rangs sociaux de la Passe sont simples et fonctionnels. Les commandants d’armées n’en n’ont pas beaucoup à faire avec la gloire et la vengeance, ils ont un travail à faire et comptent le faire sans plus de délais. Aussi, les troupes sont petites et servent principalement comme reconnaissances et servent à trapper par la subtilité en guérilla plutôt que d’énormes combats avec plusieurs têtes. Cette tactique permet de conserver les troupes le plus possible.

Rangs militaires de La Passe : 
Compagnie : 20 individus dirigés par un sergent, aidé par un caporal.
Peloton : 3 à 5 compagnies dirigés par un capitaine, aidé par un lieutenant.
Escouade : 5 à 10 Pelotons dirigés par un commandant, aidé par un lieutenant.

Les Corbeaux : Appelés de la sorte à cause de leur habillement lugubre et nauséabond, les Corbeaux sont un groupe de truands envoyés d’autour du monde. Ils sont des criminels durs à cuire et cruels. Ils sont fiers d’avoirs survécus aux rigueurs de la Passe et se fondent adroitement aux alentours. En mission, ils sont pourtant des guerriers redoutables capables de tenir leurs rangs et de suivre les ordres. Par contre, les rangs changent souvent dans les Corbeaux. À l’intérieur des forteresses par contre, ils sèment la pagaille et certains préfèrent presque les morts vivants qu’avoir à faire avec eux. Le but d’un Corbeau, comme tout autre soldat de la Passe, est de sortir de cet endroit maudit le plus vite possible. Malheureusement pour eux, en plus des dangers du milieu, reçoive à leur entrée des lieux un tatouage Eldar qui les empêchent de s’éloigner trop loin de leur commandant. Leur commandant, à son tour, doit aussi rester sur les lieux sous peine d’avoir à faire avec un lieutenant Eldar. Les conséquences d’une fugue sont… déplaisantes. Malgré leur réputation, à l’intérieur de cette confrérie il existe un certain code d’éthique.

Le Conseil des Mages : Ce groupe ne contient pas que des magiciens. Plutôt, tous ceux qui sont capables d’exécuter quels prodiges quelconque y est le bienvenu. Les ressources magiques peuvent ainsi y être redistribué adéquatement. Les mages de ce conseil portent le même grade que les autres dirigeants militaires mais sont reconnus comme étant un peu plus haut placé. On dit que les utilisateurs de magie de cette région disposent d’une bibliothèque secrète disponible à ceux qui sont capables de prouver leur valeur aux Mages du Conseil. Les livres de cet endroit viennent d’un âge oublié.
L’Ordre du Suaire : Ordre chevaleresque semi secrète dédiée à défendre la Passe… on sait qu’elle existe mais personne est à certain qui en sont ses membres. La majorité des chefs de forteresses sont des chevaliers du Suaire. À part quelques « Grands Maîtres », les Eldars eux-mêmes attribuent ce titre. Faire partie de l’ordre équivaut presque au titre de « cyfeillion » parmi les Eldars.

Les Eldars : Ils ne sont pas nombreux dans cette contrée, mais la Passe est presque le seul endroit où l’on peut en apercevoir. On ne sait pas exactement ou ils habitent et ne partagent pas les fortifications avec les humains. Par contre, si le grabuge s’intensifie, il en apparaît toujours un pour mettre le tout dans l’ordre. Taciturnes et intenses, ils savent se faire respecter et sont à deux cheveux d’être reconnus comme étant cruels dans leurs ordonnances. Par contre, sans eux, il est certains que les fortifications de la Passe seraient tombées, il y a longtemps. Le plus souvent, ils obtiennent et conservent le poste de lieutenant et de caporal pendant longtemps. On en voit rarement à la tête d’un groupe.

Régions :
La région de la Passe contient toute la partie le plus au sud des Milandes. Il contient le Monde des Morts, le Mur des Morts et la Passe comme telle. À chaque année, tranquillement, les terres des Milandes perdent de la superficie au Monde des morts. La progression du Monde des Morts se fait sans trop de régularité, certaines années, la progression est plus rapide que d’autres. Aussi, on remarque que la progression ne se fait pas de façon uniforme sur toute sa longueur. On détecte une croissance accrue du côté de Vauraken alors qu’elle semble s’être atténué du côté de Khépri.

La région la plus au Nord s’appelle la Passe. Cette zone est parsemée de fortifications qui servent autant à garder les gens en dehors qu’à garder les bêtes en dedans. À ce niveau, la végétation ce que l’on remarque le plus c’est que la végétation semble se recroqueviller sur elle-même. La forêt qui y existe semble ne pas avoir poussé depuis des siècles. Les branches cassent au moindre poids. Une mousse vers de gris couvre le tout. Pas plus qu’un craquement occasionnel ne peut être entendu.

C’est dans la région de la Passe que sont construites les fortifications. Certains de ces forts sont immenses et forment de véritables petites villes en soit. Tous les vivres, incluant le bois de chauffage et l’eau doit être importé. Tout est rationné sévèrement. Le nombre de femmes à cet endroit est limité. La présence d’enfants est très rare. En plus des soldats qui y résident on y retrouve un groupe sournois et cruel : les Corbeaux. Les dirigeants de cet endroit sont très stricts et ne tolèrent pas beaucoup de lassitude. Les punitions exécutées par eux sont aussi sévères et rapides. Chacun ici doit s’entraider et il n’y a pas de place pour les fainéants. Les nobles venant des autres régions ne reçoivent aucune faveur des dirigeants qui se moquent bien des titres des autres contrées.

Le Mur des Morts a été créé par les Eldars il y a des centaines d’années pour protéger les Milandes du Monde des Morts. Très peu de gens sont capables de s’y rendre maintenant. Les Morts ont pris de l’ampleur dans leurs pouvoirs et s’y rendre est très dangereux et difficile. Le Mur, comme tel, ressemble à une paroi visqueuse et miroitante qui s’étend à la verticale a perte de vue. Quelques fois, on peut apercevoir des créatures qui tentent de percer le Mur. Des mains, des visages s’appuient contre la paroi de l’intérieur et étire le mur. Quelques fois, si on est malchanceux, les créatures réussissent à sortir. Le résultat est un trou dans le Mur qui se refermera en temps et lieu. Si on est chanceux, ça ne prendra que quelques minutes, sinon, quelques jours.

En ce qui a trait le Monde des Morts, nul ne peut vraiment dire ce qui y vit (ou pas). Les Eldars qui vivaient sur ces terres jadis affirment qu’une portion de leurs terres ancestrales y sont peut-être encore hantés par les morts ou pire.

Habillement & Religion: 
Personne n’est originaire de la Passe. Même les Eldars, qui pourtant semblent y avoir toujours habités, nous assurent qu’ils ne sont pas originaires du cauchemar qu’est la Passe. Les habillements et les religions diffèrent donc dépendant de la provenance des individus. Étant donné que cet endroit est une zone de guerre, la grande majorité sont armés. Plusieurs chapelles se retrouvent dans les forteresses pour ceux qui cherchent du réconfort. Il va sans dire qu’elles sont souvent pleines.

Histoire :
Personne ne connaît plus maintenant la date exacte. Même ceux qui sont issus de races à la vie longue ne peuvent pas vraiment dire précisément quand le Monde des Morts est tombé. Encore, les Eldars, ceux qui habitaient supposément l’endroit en question lors de la tombée ont bien de la difficulté à relater les évènements. Les Eldars savent que le pire est arrivé la nuit. Il existe en fait encore quelques survivants venant de l’endroit qui est maintenant au creux du Monde des Morts. Ces individus sont tous des survivants qui ont des séquelles. Ils étaient tous des enfants à ce moment.

On sait que ce sont les Eldars qui ont envoyé des émissaires partout au travers du monde pour demander de l’aide des autres nations. Qu’au début, ils avaient essayé de repousser le Monde des Morts presque tout seuls. Les premiers à avoirs envoyés des soldats furent les Vaurakiens. Au moment de la catastrophe, Vauraken était en plein milieu. Cela lui prit trois semaines de marche pour s’en sortir. La Rochelle et Firenze étaient les deuxièmes à entrer dans l’action suivit de l’Imperium. Le pays des Marchands, plutôt que d’envoyer des troupes décidèrent d’envoyer des provisions qui étaient grandement appréciées et nécessaires au projet. Devon et Draioch suivirent à l’affront. Sahira envoi régulièrement des mages ainsi leurs redoutables « Guerriers des sables ». Khépri est reconnu pour avoir embrassé le Monde des Morts pleinement. Curieusement, ils sont les seuls ou le Mur n’a pas avancé depuis.

Légendes :
Un vieux commandant, originaire de Devon, nous a raconté cette histoire vers la fin de sa carrière :

« J’avais fini mon service militaire d’obligeance d’un ans à la Passe, j’avais vu des horreurs plus qu’à la moyenne et j’avais hâte de retourner chez moi pour diriger les Croisades Devoniennes vers Sahira en tant que Capitaine. J’étais jeune et plein de pisse et de vinaigre, j’avais fait quelques trucs stupides et réussi à me faire compter parmi les cyfeillions. J’avais fini mes bagages; je m’en allais pour de bon et j’avais assez vu de la Passe, assez entendu de la Passe, assez senti de la Passe, assez goûté de la Passe. Je m’ennuyais des montagnes et du ciel bleu. J’aurais dû paqueter plus vite. Thoronhen avait entré dans ma chambre avec son regard noir toujours prêt à tuer et avec, m’avait plaqué sur une chaise. Il était un grand guerrier Eldar qui ne parlait presque jamais. Il dormait dans son armure et ses bottes et portait ses longs cheveux noirs attachés sur sa nuque. Pour la première fois, j’ai entendu le son de sa voix.

– C’est arrivé la nuit.

– Quoi?

– La mort : elle est arrivée la nuit. J’étais à la veille de ma cérémonie d’adulte et la mort s’est écrasée sur le village.

– Ah oui, et elle le fait encore. À plus tard mon ami. Moi, je m’en vais dans les montagnes.

J’aurais juste dû écouter ce qu’il avait à dire, lorsque j’ai essayé de le contourner, (les Eldars ne se déplacent pas pour le plus commun des mortels) il me plaqua la main à l’épaule et je me suis retrouvé par terre.

« J’avais un goût de sang et de terre dans la bouche. J’entendais crier autour de moi. Des cris humains qui ressemblaient pourtant à ceux des bêtes. J’avais la tête qui menaçait de craquer, tant la pression était forte. Je ne pouvais bouger. Tout autour de moi avait un aspect tantôt mauve, tantôt vert. Lorsque finalement je réussi à me relever la tête j’étais dans une chambre que je ne connaissait pas et que pourtant j’étais certain que j’y habitait. Un petit hoquet pathétique fit tourner ma tête. Dans le coin de la pièce, ma mère était accroupie au-dessus de la forme déchue de ma sœur. Elle se releva la tête en me montrant les crocs la bouche pleine de sang. « Atara! » Ce qui avait été ma mère lâcha prise de la dépouille et se rua sur moi. Je du me défendre contre ma propre mère. Finalement, en criant, elle se sauva. Je suis le seul survivant de mon village. Ça m’a pris une lune avant d’arriver à la Passe. Je le sais parce que je n’ai pas osé dormir. J’ai marché le jour, parce qu’il y avait moins de monstre et la nuit, j’étais dans les arbres, mais je ne pouvais pas dormir. Ma mère, elle y est encore, je le sais parce qu’elle me parle encore dans mon sommeil. Elle me dit que le monde sera enseveli un jour. Je la cherche, parce que je veux la taire. »

Finalement, j’ai compris qu’il m’avait fait revivre un souvenir à lui, mélangé à ses pensés présentes. J’ai compris ce qu’il voulait me dire. Personne n’est à l’abri du Monde des Morts. Mêmes ceux qu’on a aimé et qui sont partis, eux s’y retrouvent encore et n’ont pas le choix. Je me bats pour la vie, pour trouver ceux qui sont restés et leurs donner le choix à tout le monde des deux mondes. Je suis cyfeillion, je n’abandonnerai pas les Eldars. Ni mon ami Thoronhen. »

Une magicienne Eldar, pas très longtemps après la tombée du Monde des Morts, en aurait percé le secret. On dit qu’elle avait également fait partie du conseil de Mages qui aurait érigé le Mur. On dit qu’elle était capable de traverser le Mur à sa guise. Elle fut bannis par les autre Eldars des fortifications lorsqu’elle refusa de se plier aux attentes du Conseil des Mages. On dit qu’elle habite encore la Passe.

Rumeurs :
Le Conseil des Mages serait le même qui a érigé le Mur des Morts il y a de cela des centenaires. Pourtant aucun livre n’a encore été trouvé qui reflète cette information. Les mages du Conseil s’entendent pour dire que l’information a probablement été perdue avec les Eldars de l’époque.

Certaines magiciennes de la Passe feraient partie d’un culte destiné à faire suivre les idéologies de la sorcière du Mur. On ne sait que très peu de choses à leur sujet mis à part le fait qu’elles portent un tatouage d’étoile blanche sur leur personne. Les utilisatrices de magie ne sont pas les seuls à y être admis, mais les suivant sont tous féminins. Une raison de plus pour laquelle on voit très peu de femmes sur les lieux.

On raconte que, par endroits, le Mur des Morts ressemble à un miroir. Si on s’y regarde assez longtemps on peut se regarder vieillir jusqu’à la décomposition. D’autres fois, on peut voir les gens qu’on aime subir leur mort. Si on ne fait pas attention, le miroir peu nous happer et l’on peut en faire partie pour toujours. Aussi, si on marche dans une brèche, la personne peut ne pas le savoir avant qu’elle soit complètement prise par le Monde des Morts.

Les Sidhee, qui étaient très présents dans la défense du monde, se sont retirés dernièrement. Les Eldars ont tout dernièrement envoyé des émissaires aux dirigeants de ces peuples. Ils ne sont pas encore revenus.

Métier/Classes : 
Toute l’aide à La Passe est nécessaire, chacun trouve sa place : du plus noble des chevaliers au plus piètre des voleurs. Tout le monde doit s’entraider au risque de tout perdre.

Monstres : 
Des mutations, des morts vivants… en masse.