FPO-Fera

Fera-Kurr

Le Royaume Sauvage

Langue parlée :
Féra

Langue marchande : 
Anglais et Français

Écologie : 
Féra-Kurr est un delta à l’embouchure de la Mer du Bain des dragons recouvert de jungles tropicales marécageuses avec, ici et là, des clairières assez grandes pour permettre à une civilisation de s’y développer. Elle s’est formée par de l’érosion des monts du Draioch qui fournirent la matière sédimentaire tapée par les mangroves. On trouve dans les passes un bon nombre de baies cachées par les racines et les feuillages. De puissants cours d’eau parcourent le territoire d’un bout à l’autre et se jettent dans les passes en créant des deltas mineurs et des hauts fonds. Certain d’entre eux charrient une eau si acide qu’elle est impropre à la consommation et qu’il serait dangereux de s’y baigner. La jungle s’arrête un peu pour reprendre son souffle avant de continuer quelques mètres plus loin. À de nombreux endroits, la jungle est si dense et inextricable que la lumière du jour n’atteint jamais le sol. Le sol est aussi riche que la canopée et dans certains marais, on trouve de nappe d’huile précieuse et de gaz qui remontent à la surface… La région présente une diversité incroyable d’espèces végétales et animales ainsi qu’une abondance de moustique. Les civilisations qui s’y sont établies vivent en harmonie avec la nature parce que lutter contre elle aurait été une cause perdue. Le territoire est sain malgré ses particularités.

Société/Culture : 
La société Féra peut se caractériser surtout en un fait : elle est séparée en deux. D’un côté on retrouve les Féras « Civilisés » et de l’autre côté se trouvent les Féras « Purs ». Ces appellations sont issues de leur propre patois.

Les Féras Civilisés sont de loin les plus nombreux comprenant à peu près 70% de la population. Ils regardent leurs confrères sauvages avec dédain et pitié. La vie de tous les jours d’un Féra se caractérise par une lutte constante avec sa bête intérieure qui ne voudrait rien de mieux que de se sauver dans la jungle et chasser sous la lune. La plupart des Féras réussissent avec aise à contrôler leurs instincts. Aussi, leur société est faite de sorte qu’ils peuvent prendre le temps de retrouver leur centre spirituel. Le contrôle devient de plus en plus facile avec chaque génération, certains membres allant jusqu’à que leur bête ne les gêne pas. Chose que leurs cousins sauvages déplorent, et désignent immédiatement comme preuve que les Féras deviennent domestiqués.

La société Féra est artificielle. Ils ont été subjugués pendant longtemps par l’Imperium et forcés à adopter le mode de vie de leurs tyrans. La totalité des Féras étaient, il y a un siècle, esclaves de l’Imperium jusqu’à ce qu’ils se révoltent et se libèrent de leurs capteurs. Après le soulèvement, ils se sont retirés vers le sud ou ils ont créé Féra-Kurr; “le Pays des Libres”. Vu la férocité de leurs anciens esclaves et le danger que posait leur pays choisit, l’Imperium décida de ne pas poursuivre la conquête de ce peuple. Par contre, tout Féra qui met les pieds sur le sol Impérial est assujettie à être mit en fers et devient esclave de l’état. C’est une pratique commune pour un groupe d’aventuriers qui a un compagnon Féra de lui mettre des fers aux poignets et une chaîne au cou pour démontrer que leur compagnon leur appartient. Les soldats Impériaux sont rarement dupés mais acceptent le compromis.

Depuis qu’ils sont revenus en liberté, les Féras se sont vite rendu compte des bons cotés de la civilisation. Auparavant, leur société consistait de petites familles nomades. Maintenant, les Féras construisent des villes et des villages. Leur société est très animiste, ils vivent en harmonie avec la nature et leur vie de tous les jours les amène constamment à la remercier pour ses offrandes. Ils ont un gouvernement Gériatre, où les aînés dirigent les villes et les villages. Un conseil des aînés, le Kréor, dirige le pays. Le conseil des guerriers, le Kurris, s’occupe de la défense du pays.

Les Féras sont des guerriers fiers, courageux et sauvages au combat, ils ne donnent pas de quartier et n’en attendent pas de leurs ennemis. Leur société est basée sur la prouesse physique des jeunes gens, et sur la vitesse d’esprit. Avant d’entrer à l’âge adulte, un Féra devra accomplir un défi. Ce défi est souvent quelque chose de physique : obstacles à surpasser, chasses à gagner… Mais ce défi a autant de chance d’être une énigme. Le physique et l’intellectuel ont tous deux une place importante dans la société Féra. Un Féra devra repasser un de ces tests à chaque étape de leur vie. Pour que tous les féras se développent à leur plein potentiel, les aînés ont l’habitude de donner des tests intellectuels aux athlètes du village et des tests physiques aux intellectuels. Pour conserver tout le monde sur leurs gardes, ils préparent souvent deux ou trois tests et administrent le plus inattendu.

Les mâles et les femelles ont le même statut dans la société, quoique leurs rôles traditionnels diffèrent. Les femelles vont habituellement s’occuper non seulement de la maison, des enfants et des vêtements mais aussi de défendre le village. Les mâles vont s’occuper de la chasse et de la pêche, et aussi de l’offensive militaire si le besoin s’en fait sentir. Le conseil “militaire” du pays comprend en fait deux “généraux” un mâle et une femelle. Le mâle s’occupe des matières offensives du pays avec la femelle comme conseillère. La femelle s’occupe des matières défensives avec le mâle comme conseiller. Ces rôles de protections et d’agressions sont considérées comme sacrés dans la société Féra.

Les Féras sont de stricts carnivores : ils ne peuvent digérer les matières végétales correctement. La chasse occupe donc une place privilégiée. Les mâles du village partent ensemble chasser quand le besoin survient et reviennent avec assez de viande pour tout le village. Pour les Féras qui vivent dans des villes plus grandes, les Féras se divisent en quartiers et se divisent la viande entre eux. Bien qu’un Féra vienne en aide à un autre dans le besoin ou dont l’occupation ne permet pas de s’absenter pour de longues périodes, les Féras ne tolèrent pas la paresse qui, pour eux, est un des pires défauts.

Bien qu’ils vivent en regroupements et qu’ils chassent ensemble, les Féras défendent jalousement leur indépendance. Ils mettent beaucoup de valeurs sur leur vie privée. Les maisons sont très espacées et les partenaires ne sont pas nécessairement monogames. L’élevage des enfants est la responsabilité des deux parents, mais une fois les enfants prêts à faire leur vie, les parents ne restent pas toujours.

Il arrive quelquefois qu’un Féra perde le contrôle de sa bête ou qu’il s’y abandonne. Ces Féras retourneront dans la jungle et y vivront comme leurs ancêtres y vivaient, il y a longtemps. Ici la loi du plus fort l’emporte et le Féra qui se montre dominant a le contrôle sur le territoire et les féras qui y habitent.

Ces Féras formeront une communauté et s’entraideront. Toutefois, cette communauté n’en ressemble pas une à première vue. Les Purs n’ont pas d’habitations proprement dignes de ce nom : ils habitent des abris temporaires, des grottes et souvent une grosse branche d’arbre. Ils ne voyagent pas ensemble et partent chacun de leurs côtés. Chaque individu a son propre territoire au sein du territoire de la tribu. Il arrive souvent que les Féras se disputent un morceau de territoire au sein du même groupe.

Ils ont un système de symboles qu’ils éparpillent un peu partout pour délimiter leurs territoires à la manière des bêtes sauvages. Ces signaux ne sont qu’un peu plus sophistiqués que quelques marques de griffes sur un tronc d’arbre. Pourtant, tous les Féras sont capables de les distinguer les uns des autres d’un simple coup d’oeil. Ces marques leur permettent aussi de savoir à qui le territoire en question appartient, ainsi qu’à quelle tribu. Lorsque deux d’entre eux se rencontrent, ils mangeront parfois un repas en s’échangeant des histoires puis se sépareront pour retourner à leur vie. D’autres fois, cela pourrait résulter de la mort d’un des Féras. Tout dépend de l’état d’âme de ceux-ci.

Les Purs sont très indépendants, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne travailleront pas ensemble. Il arrive souvent que la tribu organise un Pow-Wow. Pendant cette occasion ils en profitent pour échanger des nouvelles, danser et raconter des histoires autour du feu. Tout les membres de la tribu sont responsables de la défense du territoire et un Féra peut facilement alerter toute sa tribu en une heure. Ils sont très territoriaux et ne prennent pas bien l’intrusion de leurs cousins domestiqués dans leur territoire, à moins que celui-ci ne réponde à sa bête.

Les Purs ne sont pas sauvages mais ils ne croient pas au concept que leur impose la société à supprimer leurs instincts; leur bête. Ils croient que l’état semi-sauvage dans lequel ils vivent est leur état naturel. Quelqu’un d’observateur remarquera en fait que ces féras semblent plus en harmonie avec eux-mêmes que leurs cousins civilisés, sans pour autant démontrer les extrêmes de violence dont ceux-ci sont capables une fois leur bête déchaînée.

Les intrus, en d’autres mots : les humains, ne sont pas acceptés à Féra-Kurr à moins d’avoir un chaperon Féra ou d’avoir de très bonnes raisons. Si l’intrus arrive à retrouver un Féra Civilisé en premier, il aura peut-être la chance d’expliquer sa cause, sinon, les chances sont bonnes qui se retrouveront en tant que plat principal au prochain repas. En fait, les Féras utilisent un mot dérogatoire pour désigner cette espèce : rêkuu (viande stupide).

Régions : 

Poste de troc  : Deux de ces petits campement existent aux deux bouts de l’affluent. Des Féras capables de converser avec les humains opèrent ces endroits, et existent pour épargner aux humains les troubles qui pourraient survenir si jamais ils pénétraient dans l’antre de la péninsule. On peut faire quelques trocs avec eux, mais surtout ils y sont pour assurer que la pagaille n’éclate pas avec les gens du reste des Milandes. Il est difficile d’y retrouver le même Féra deux fois vu qu’ils s’échangent vigoureusement cette tâche entre eux.

Féra-Khorri : Cette ville est centrale de la société civilisée Féra. Elle se trouve sur les berges du fleuve Féra-Rima au milieu de la péninsule des Féras. C’est ici que siège le Kréor : le gouvernement Féra. La ville s’étend sur une longue surface, les rues sont très larges et chaque maison possède de grands jardins. Les bâtiments de plus de deux étages sont extrêmement rares. Les voyageurs qui y viennent le décrivent comme “un petit village qui continue à perte de vue”. En fait, Féra-Khorri a presque le nombre d’habitants pour être déclaré une métropole. Quoique cette ville soit sur les berges du fleuve, il est difficile de distinguer les habitations et les habitants. De toute façon, bateaux n’ont pas accès au fleuve intérieur.

Merrk-Khorri : Cette ville cachée se caractérise surtout par deux faits: de un, elle est entièrement dans les arbres, complétée avec des ponts des lianes entre les huttes. De deux, elle est composée d’une société mixte de Sidhee et de Féras. Quand les Féras emménagèrent dans cette jungle, les sidhee entendirent parler des hommes-chats et de leur société et plusieurs familles décidèrent qu’elles aimaient ces principes.

Cette ville est très particulière aussi à cause du nombre élevé de demi-elfes qui y habitent. Ce qui rend ces demi-elfes encore plus spéciaux est que ce sont des demi-Féras. Ces demi-Féras sont traités comme des égaux par les Féras civilisés, mais comme des elfes par les Purs. Malgré le respect que les Purs portent envers les Sidhee, ils refusent de considérer ce mélange des deux espèces comme des Féras.

Les Terres Pures : Cet endroit est considéré comme étant presque la totalité des jungles qui entourent le pays. C’est ici qu’on y retrouve les plus grandes concentrations de Féra Purs. Les Féras chassent dans cette jungle et les visiteurs qui s’y retrouvent reçoivent vite le message de partir ou d’en souffrir les conséquences. La seule exception sont les hommes-lézards avec qui ils ont de bonnes relations.

La Jungle Rouge : Cette jungle du sud-ouest est gouvernée par Karnak, un chef de Purs sanguinaires et fanatiques. Il a réussit à convaincre les Féras sur son territoire du mal que constituent les Féras domestiques. On dit qu’il est le descendant du premier Karnak; celui qui mena les Féras vers la liberté lors du soulèvement contre l’Imperium. Les Féras de la région chassent et mangent tout être intelligent qui y met les pieds.

Coutumes : 
Les Féras sont de stricts carnivores puisqu’ils ne peuvent digérer les matières végétales correctement. Il ne va pas sans dire alors que la chasse occupe une place d’honneur dans leur société. Avant toute expédition de chasse, les mâles danseront autour d’un feu et recréeront les mouvements de leur proie de choix. Une femelle viendra alors représenter le Féra qui vient tuer sa proie. Cette danse veut exprimer le respect envers la proie. Elle aussi les Féras à comprendre qu’ils font partie intégrante de la nature et qu’il ne faut tuer que lors du besoin. Les femelles enchaîneront cette danse avec une danse de protection, pour inviter les esprits de la jungle à protéger le village pendant l’absence des mâles.

À chaque printemps, les Féras, sauvages et civilisés, se rassemblent et fêtent le changement et la nature. Ils en profitent pour renouer avec de vieux amis, pour danser et pour raconter des histoires. C’est le seul moment ou les deux “types” se rencontrent et mettent leurs différences de coté.

Raconter des histoires occupe une grande place dans la société Féra. Un bon compteur d’histoire est aussi célébré qu’un bon chasseur. Il est important de noter que les Féras n’ont pas d’écriture et que la grande majorité refusent d’apprendre à lire et à écrire. Selon leur croyance, si on écrit une histoire, c’est qu’on se permet de l’oublier. Ils ont une tradition orale vivante et chaque Féra connaît quelques histoires. Une branche en particulier, les Rhéoms, apprennent toutes les histoires possibles et sont considérés comme des historiens. Ils servent aussi en tant que juges.

La danse aussi a une place de choix, comme outil pour raconter une histoire ou encore comme médium pour contacter ou remercier les esprits et la nature. La danse de la chasse est celle que tous les Féras connaissent.

Habillement : 
Les mâles et les femelles portent à peu près la même chose, de simples chemises, des capes. En bref, ils portent des habits utiles et non-restrictifs à leur vie de tous les jours. Les Purs portent aussi à peu près la même chose mais adornés de plumes, de feuilles et d’écorce. Les Civilisés portent l’armure de cuir au besoin, tant qu’aux Purs ils préfèrent aussi les armures de cuir et, quelques fois, d’os ou d’écorce.

Religion : 
Les Féras honorent la nature en général, mais aussi des esprits ou facettes de celle-ci. Ils croient que tout a son esprit, que ce soit un arbre ou une proie et qu’il faut toujours remercier les esprits pour leurs sacrifices. La nature aurait un esprit supérieur qui gère toutes les facettes de la vie. Les Féras l’appellent tout simplement « Mère ».

Histoire : 
L’histoire des Féras n’est pas vraiment celle de Féra-Kurr. Il y a deux cents ans, avant l’arrivé des Féras, la région n’était qu’une grande jungle qu’aucun pays ne voulait prendre la responsabilité. La région était riche en monstres qui attaquaient les régions avoisinantes. L’arrivée des Féras a fait baisser de beaucoup leur présence. Pourtant, les monstres abondent encore à Féra-Kurr. Ceci est un fait que les Féras doivent vivre avec à tout les jours.

Il y a longtemps, les Féras habitaient une région au nord qui fait maintenant partie de l’Impérium. Ils y vivaient presque exactement de la même façon que les Purs vivent aujourd’hui. Ils y étaient en paix et n’interagissaient pas avec les races extérieures. On dit que les humains de ce temps croyaient qu’ils n’étaient que des fauves sans intelligence.

Puis vint l’Imperium. Ceux-ci se rendirent compte que les Féras possédaient une intelligence mais, à cause de leur aspect non humain, décidèrent qu’ils n’avaient aucun droit aux territoires qu’ils occupaient. L’Imperium s’empara donc du territoire qui était rempli d’or. Les Féras, trop prêt à faire confiance à leurs nouveaux partenaires de troc, ne virent pas la duplicité avec laquelle les soldats les traitaient. La conquête du pays se fit en deux ans. Les soldats conquirent 90% du territoire en deux mois. Le reste fut une guérilla terrible qui coûtât d’innombrables vies du coté Impérial. Finalement, décidant que le territoire était aussi invitant sans ses jungles, les Impériaux y mirent le feu et ce fut la fin de la résistance.

Pendant les deux prochains centenaires, les Féras furent déclarés une race esclave. Celle-ci était très difficile à contrôler et retournait à l’état sauvage facilement. Toute une entreprise fut mise sur pied à Liberum dont la seule raison d’être était de contrôler ces sauvages et leur montrer la civilisation. On leur apprenait à ignorer leur bête et à être docile, ce que la population Féra ne fit qu’avec peine et misère. Ceux qui se perdaient à leurs bêtes étaient envoyés dans les arènes pour y combattre en tant que gladiateur. Un des sports préférés de la populace fut d’envoyer un Féra contre un fauve du même type. Chose surprenante, les Féras gagnaient régulièrement.

Karnak fut l’un de ces gladiateurs-fauves. Il souleva le peuple esclave et la population le suivit et relâcha leurs bêtes pour la cause. La révolte alla de ville en ville et libéra tous les Féras sur leur chemin. Avant que les Impériaux n’aient le temps d’organiser une résistance, Karnak avait apporté la résistance dans ce qui est maintenant Féra-Kurr. Karnak y mourut de ses blessures. L’Imperium, face au chaos fait par les Féras et à la réalité d’avoir à trouver leurs esclaves dans la jungle, décida que les hommes-chats n’en valaient pas la peine. Après tout, une fortune devait être dépensée seulement pour les garder civilisés.

Au début, les Féras tentèrent de retourner leur mode vie ancestrale. Mais, ils se rendirent vite compte que la civilisation avait ses bons côtés. Les aînés se rencontrèrent alors en ce qui fut le premier Kréor. Le Féra-Kurr de nos jours fut né. Certains décidèrent, tout de même de retourner aux vieilles coutumes et se séparèrent du reste et adoptèrent le pseudonyme « Purs ».

De nos jours, la société Féra est très dynamique. Ils demeurent cependant près de leurs racines et gardent jalousement leurs traditions. Dernièrement, ils furent contactés par La Rochelle, Firenze et le Pays des Marchands pour des partenariats économiques ainsi que pour des laissez-passer à travers leurs terres vers l’Océan. Les Féras ne se sentent pas prêt à leurs faire confiance jusqu’à maintenant, mais ils laissent passer, sur le fleuve adjacent, leurs navires vers l’océan. Les hommes-lézards ont aussi approché les Féras dernièrement et les deux sociétés s’entendent bien jusqu’à maintenant. Les deux trouvent déplorable l’esclavage par l’Imperium et Khepri. Ils commencent à s’entendre sur une démarche à suivre pour se débarrasser de ce problème. Si les extrémistes parmi les deux peuples parviennent à se faire entendre, la guerre risque d’éclater entre ces peuples. La Rochelle, qui craint déjà une invasion Impériale, pourrait être convaincue d’une alliance.

Légendes : 
Karnak aurait été blessé à mort lors du premier combat pour la liberté des Féras. Il aurait survécu par pure détermination, pendant deux ans de plus, afin de voir son peuple libéré. Les légendes racontent qu’il aurait été blessé à mort plusieurs fois au cours de ces deux longues années. À sa mort, son fils aurait été renommé Karnak et il aurait été de même pour tous ses descendants depuis. Le Karnak présent qui dirige la jungle rouge serait donc un descendant direct. La légende va même jusqu’à dire qu’un jour Karnak se réincarnera dans le corps d’un de ses descendants et dirigera les Féras vers une utopie.

Féra-Kurr est l’emplacement d’une très ancienne civilisation qui semble avoir disparut. En effet, partout dans les jungles et dans les pleines d’immenses ruines parsèment le paysage. Jusqu’à maintenant, il ne semble y avoir aucune indication de qui cette civilisation était, ni même de quelle race. Les Sidhee, une des races les plus anciennes disent ne rien connaître de cette civilisation qui semble avoir existé avant eux. Le seul dragon qui a été approché à ce sujet refusa de parler et l’interlocuteur raconta que le dragon semblait effrayé. Les rumeurs affirment que quiconque s’y était aventuré n’est pas revenu.

Rumeurs : 
Karnak croit qu’il est la réincarnation de son ancêtre et qu’il est le sauveur tant attendu par son peuple. Il planifierait prendre possession de toutes les terres Pures et ensuite assimiler le peuple féra civilisé pour le sauver de la domestication qu’ils s’imposent. Il serait même prêt à tuer quiconque fait entrave à ses projets de gloire. Certains de son entourage qui sont revenus à la civilisation ont déclaré, avant de disparaître mystérieusement, que Karnak était fou et dangereux.

Certains Purs et Civilisés auraient l’intention de reprendre les sites sacrés qui se trouvent au sud de l’Imperium. Pour ce faire, ils essayeraient de recruter les hommes-lézards et d’autres Féras. Si ce projet s’avère impossible ils essaieraient au moins de ramener les objets sacrés qui s’y trouvent.

Les Purs de la Jungle Rouge seraient en train de faire des complots contre la ville de Merrk-Khori. Selon les rumeurs, Karnak verrait les relations Sidhee/Féras et les demi-Féras qui en sortent comme un sacrilège à la race.

Le Kréor essaierait d’organiser une expédition pour passer à travers les Terres Damnées pour voir s’il y a une fin et pour découvrir ce qui aurait pu arriver aux Féras du sud. D’autres rumeurs voudraient que le Kréor se soit plutôt fait demander par les pays membres de la défense de mettre sur pied une équipe spéciale de ses meilleurs chasseurs et guerriers pour servir dans La Passe. Ils auraient de besoin des Féras pour chasser les morts-vivants qui réussissent à s’échapper.

Métier/Classes : 
Comme dans la majorité des régions, le guerrier occupe une grande place au cœur de la région. Les paladins sont inconnus. Les forestiers ont une place de choix. La plupart du temps les chefs militaires seront eux-même forestiers.

Les prêtres et les magiciens sont inexistants. Quelques Féras adorent la nature ou encore différents aspects de celle-ci. Les druides remplacent la caste religieuse pour les Féras. En effet, pour être membre du Kréor, un Féra doit être aussi un druide accompli. Les druides aident à régir les aspects de la vie de tous les jours.

La société Féra n’a pas de vraiment de voleurs comme tels, mais les qualités et les forces du roublard ont certainement leur place dans cette région. Les voleurs seront surtout les éclaireurs des différents parties de chasse et des armés. Les forces des roublards entrent aussi très bien avec les forces des Féras en général, qui fait de cette classe une qui est assez populaire, surtout auprès des jeunes. Les bardes ont une place très honorée auprès des Féras. Ils servent de conseillers au Kréor et sont les bienvenus dans n’importe quelle région du pays, même les sauvages de la “Jungle Rouge” ne voudraient jamais faire de mal a un barde.

Monstres : 
Les jungles de Féra-Kurr regorgent de monstres de tous les genres. Les orques et kobolds abondent dans la région, mais finissent eux-mêmes en repas aux créatures fauves de la région. Il y a longtemps, il semble qu’un accident magique ou blague des dieux aient mélangé plusieurs animaux et monstres “normaux” avec des fauves. Si bien qu’il est possible de rencontrer des araignées à tête de jaguar ou même des centaures/fauves appelés “Wemics”. Ces Wemics entre autres, ont des relations amicales avec les “Purs”. À part les monstres-fauves, la jungle est littéralement infestée de plantes carnivores, de plantes étrangleuses et de tout autre espèce de plantes dangereuses. Il existe un proverbe dans la région: “Si l’arbre a l’air d’un arbre, méfies-toi”.