Tecuani Watu

Técuani Watu

Le Royaume Sauvage

Écologie :
La région possède un climat chaud et humide où se sont développés jungles et marécages qui rendent l’endroit difficilement habitable pour ceux qui n’y sont pas habitués. On y accède par de petits estuaires disséminés le long des côtes. La jungle est sombre et ombreuse. Il y fait toujours chaud et les espèces formant la canopée, haute et dense, se dressant dans une atmosphère saturée d’humidité, sont toujours en compétition pour atteindre la lumière du jour.

À de nombreux endroits, la jungle est si dense et inextricable que la lumière du jour n’atteint pas le sol. Le sol est aussi riche que la canopée et, dans certains marais, on trouve des nappes d’huile précieuse et des gaz qui remontent à la surface… La région présente une diversité incroyable d’espèces végétales et animales ainsi qu’une abondance de moustiques. Les civilisations qui s’y sont établies vivent en harmonie avec la nature, parce que lutter contre elle aurait été une cause perdue. Ce territoire est sain pour les espèces qui y habitent, malgré ses particularités.

L’endroit regorge d’une variété d’espèces que l’on voit rarement dans les autres pays. Les insectes abondent et sont porteurs de maladies qui infectent quiconque entre dans les entrailles de la forêt. De puissants cours d’eau parcourent le territoire d’un bout à l’autre et se jettent dans les passes en créant des deltas mineurs et des hauts fonds. Certains d’entre eux charrient une eau si acide qu’elle est impropre à la consommation et qu’il serait dangereux de s’y baigner.

Plus au sud, la région se détériore, rongée par la moisissure. Les couleurs des forêts verdoyantes tournent aux teintes de bruns et de noir. Le monde des morts, petit à petit, fait son apparition. Les arbres deviennent parfois conscients et attaquent ceux qui passent près d’eux. Des animaux en décomposition sont à l’affût de sang chaud et vivant.

Histoire récente : 

Le bref historique qui suit est un résumé des évènements au pays pendant les dernières années.

1537:

  • Les Héros des Milandes disparaissent à Draioch, ce qui relâche la Cour d’Hiver endormie depuis des siècles. Une guerre terrible débute entre la Cour d’Hiver et la Cour d’Été. La guerre se fait surtout dans le Monde des Faes, mais elle a un effet chaotique et catastrophique sur le climat des Milandes. Cette période de guerre se déroulera entre l’an 1537 et 1541 et sera connue sous le nom “La Crise des Faes”.
  • La crise des faes fait rage. Le cycle de reproduction des draks, étant lié aux saisons et à la température, est catastrophiquement affecté.

1538: 

  • Après près de deux années qui sont affectées par la guerre entre les faes, les Dracs se voient faire face à l’extinction. Leur rythme de reproduction, déjà très lent se ralentit encore plus et deux génération d’oeufs prêts à éclore ne verront jamais le jour
  • Le Pays des Marchands, sentant une certaine faiblesse du côté des Dracs, commence à explorer, puis à coloniser le sud de la péninsule.
  • Les colons du Pays des Marchands réalisent la quantité d’or disponible dans les vieux tombeaux des Dracs, dans leurs temples et dans leur citées perdues, mais aussi la quantité qui n’est pas encore minée. Une vraie ruée vers l’or se produit et les colonies se multiplient. Des centaines de tombes et de villes perdues sont dépouillées.
  • Des conflits commencent à éclater entre les mercenaires et conquistadors du Pays des Marchands et Tira’Ak. Les Dracs, avec leur faible population, ne sont pas capables d’encaisser les pertes aussi bien que les humains, et ils perdent une partie importante de leur territoire. Leurs tombes et endroits sacrés sont dénudés de tout or ou objet précieux.

1539: 

  • Un grand colloque est déclaré et les Anciens voyagent tous jusqu’à la Capitale pour y prendre part. Une réunion aussi importante n’a jamais eu lieu de mémoire de Drac. Après des mois de méditation le colloque en vient à la conclusion que le peuple Drac est voué à l’extinction, que le focus du peuple devrait se tourner vers la mission de passer la Sagesse des Anciens actuels et des Anciens d’autrefois à un nouveau peuple, puisqu’une nouvelle génération ne semble pas pouvoir se produire. Le colloque décide donc de tendre la main vers le peuple Féra, car les Dracs voient une réflection de leurs ancêtres dans ce jeune peuple sans guidance.
  • Les Dracs rencontrent les Féras, qui viennent de subir les ravages de la Deuxième Expansion de l’Impérium. Les dracs leur font une proposition: laissez nous partager notre savoir avec vous, aidez à notre défense, aidez-nous dans nos projets, et en échange nous partagerons les bienfaits de notre savoir et vous serez libre à jamais, et jamais plus personne n’osera faire un esclave d’un Féra. Les Féras acceptent, mais demandent une preuve.

1540: 

  • Les Dracs remplissent leur promesse d’une preuve en libérant en une seule nuit l’entièreté des Féras tenus en esclavage dans l’Impérium. Cette libération coûtera cher en vies à l’Impérium, qui la connaîtra comme “La Nuit des Rivières de Sang.” Les Dracs auront utilisé une magie propre à leur race pour tourner les vampires qui avaient infiltrés l’Impérium contre celui-ci. Les Féras disparaissent de l’Impérium la même nuit par la même magie.
  • Les anciens esclaves Féras reviennent à Féra Kurr et ne tardent pas à mettre ce qu’ils ont appris dans l’Impérium au profit des Dracs et des Féras. Des milices s’organisent, qui se forment ensuite en armée. Des villes commencent à se construire, qui vont servir à héberger la nouvelle société hybride qui commence à se développer.
  • Tira’Ak et Féra Kurr s’unissent en un seul pays, représentant un seul peuple, qui sera nommé Tecuani Watu ou “Les Terres du Peuple Libre.” Les Dracs s’établissent majoritairement comme la classe dirigeante et les Féras, qui préfèrent leur liberté à la gestion, s’établissent majoritairement comme sujets et soldats.

1541:

  • L’année est majoritairement passée à la réorganisation des territoires et à l’établissement de villes et de villages. Les échanges de savoir vont bon train et la qualité de vie, tant pour les Féras que pour les Dracs, s’améliore grandement.
  • Les Purs, ces féras qui préfèrent l’état sauvage, rejettent la proposition des Dracs. Mais ils acceptent d’honorer les choix de leurs frères en reconnaissance du service que les Dracs leur ont rendu en libérant les Féras mis en esclavage par l’Impérium. Les Purs continueront à vivre leur vie à l’état sauvage et les Dracs ne les dérangeront pas, les Purs quant à eux traiteront les Dracs comme tout autre Féra. Tout Féra continuera d’avoir le droit de retourner vivre parmis les Purs et vice-versa.

1542:

  • C’est le tour des Dracs d’avoir leur vengeance: Les armées ocēlōtl (guerriers jaguars) s’amassent silencieusement dans le sud de la péninsule de Tira’Ak. Les conquistadors du Pays des Marchands ont un dur réveil. Les ocēlōtl les attaquent de partout, puis disparaissent dans la jungle. Une déroute sans merci s’annonce pour le Pays des Marchands. A peine 10% des colons et conquistadors envoyés sur les terres reviennent vivants. Les Féras ne font aucun captif, et les survivants racontent que les Féras se sont nourris des colons.

1543:

  • Tira’Ak étant une source extrêmement riche d’or, le conflit n’arrête pas là. Le Pays des Marchands envoie d’autres tentatives de colonisation, ces colons sont de mieux en mieux armés et le conflit est sanglant.

1544:

  • La dernière tentative de colonisation est abandonnée, le Pays des Marchands commencera plutôt à envoyer des raids avec pour but de voler l’or déjà miné. La majorité de ces expéditions se font prendre, mais les quelques raids qui reviennent riches encouragent les chercheurs d’or.
  • La guerre au sud étant sous contrôle, les peuples de Tecuati Watu tournent leur attention vers le nord, avec l’intention de reprendre le territoire pris par l’Impérium et de donner une leçon à l’Empire.

1545

  • Les Féras assoiffés de vengeance demandent aux Dracs de faire bon de leur promesses. L’Impérium se fait de plus en plus fort et, quand sa force sera revenue, les raids d’esclavage reviendront aussi. Les Féras veulent que l’Impérium soit terrifié par Tecuani Watu.
  • La même année, l’Impérium réalise que la jungle avance et aura bientôt repris presque tout le territoire gagné au sud.
  • L’Impérium envoie deux Légions repousser la jungle et y capturer du territoire et des Féras. Plus rien n’est trouvé de ces deux Légions. Les Féras, avec l’aide des Purs qui se voient maintenant comme protecteurs de leurs cousins, anéantissent les deux Légions et se nourrissent de leurs proies.

1546

  • La jungle engloutit la ville de Celius, que les Dracs font ensuite complètement disparaître avec leur magie. L’Impérium n’ose plus avancer vers la jungle et se contente  d’essayer d’en arrêter l’avancée.

1547:

  • Les Héros des Milandes réapparaissent à Santiago.

1748 – 1749:

  • Les relations entre les Dracs et les Féras vont de mieux en mieux, et un système pour régner sur le territoire est adopté. Le système marie les gouvernements plus régionaux que les Féras connaissaient, supervisés par un gouvernement qui couvre la nation au grand complet. Chaque palier inclut un mélange de Dracs et de Féras. Chaque gouvernement régional décide lui-même de la façon dont ces conseillers sont choisis.

Société/Culture :
La société de Tecuani Watu est composée de deux peuples, récemment unis, chacun avec ses propres coutumes, mais aussi avec d’autres coutumes qui sont un amalgame. Si les deux peuples partagent une chose, c’est leur besoin primordial de liberté.

La culture des Féras se caractérise surtout en un fait: elle est séparée en deux. D’un côté on retrouve les Féras « Civilisés » et de l’autre côté se trouvent les Féras « Purs ». Cette appellation est issue de leur propre patois.

Les Féras Civilisés sont de loin les plus nombreux comprenant à peu près 80% de la population. La vie de tous les jours d’un Féra se caractérise par une lutte constante avec sa bête intérieure, qui ne voudrait rien de mieux que de se sauver dans la jungle et chasser sous la lune. Par contre, la plupart des Féras réussissent avec aise à contrôler leurs instincts. Leur société accepte ce fait et est composée de sorte qu’ils peuvent prendre le temps de retrouver leur centre spirituel lorsque le besoin se fait sentir. Le contrôle devient de plus en plus facile avec chaque génération, certains Féras allant jusqu’à ce que leur bête ne les gêne pas. Chose que leurs cousins sauvages déplorent, et désignent immédiatement comme preuve que les Féras deviennent domestiqués.

Les Féras sont des guerriers fiers, courageux et sauvages au combat, ils ne donnent pas de quartier et n’en attendent pas de leurs ennemis. Leur société est basée sur la prouesse physique des jeunes gens, et sur la vitesse d’esprit. Avant d’entrer à l’âge adulte, un Féra devra accomplir un défi. Ce défi est souvent quelque chose de physique : obstacles à surpasser, chasses à gagner etc… Mais ce défi a autant de chances d’être une énigme. Le physique et l’intellect ont tous deux une place importante dans la société Féra. Un Féra devra repasser un de ces tests à chaque étape de sa vie. Pour que tous Féras se développent à leur plein potentiel, les aînés ont l’habitude de donner des tests intellectuels aux athlètes du village et des tests physiques aux intellectuels. Pour garder tout le monde sur leurs gardes, ils préparent souvent deux ou trois tests et administrent le plus inattendu.

Les mâles et les femelles ont le même statut dans la société, quoique leurs rôles traditionnels diffèrent. Les conseils militaires du pays vont habituellement comprendre en fait deux “généraux” un mâle et une femelle. Le mâle s’occupe des matières offensives du pays, avec la femelle comme conseillère. La femelle s’occupe des matières défensives, avec le mâle comme conseiller. Ces rôles de protection et d’agression sont considérés comme sacrés dans la société Féra.

Les Féras sont de stricts carnivores : ils ne peuvent digérer les matières végétales correctement. La chasse occupe donc une place privilégiée. Les chasseurs du village partent ensemble chasser quand le besoin survient et reviennent avec assez de viande pour tout le village. Pour les Féras qui vivent dans des villes plus grandes, les Féras se divisent en quartiers et divisent la viande entre tous ceux de leur quartier. Bien qu’un Féra vienne en aide à un autre dans le besoin ou dont l’occupation ne permet pas de s’absenter pour de longues périodes, les Féras ne tolèrent pas la paresse qui, pour eux, est un des pires défauts.

Il arrive quelquefois qu’un Féra perde le contrôle de sa bête ou qu’il s’y abandonne. Ces Féras retourneront dans la jungle et y vivront comme leurs ancêtres y vivaient, il y a longtemps. Ici la loi du plus fort l’emporte et le Féra qui se montre dominant a le contrôle sur le territoire et les Féras qui y habitent.

Ces Féras forment une communauté et s’entraident. Toutefois, cette communauté n’en ressemble pas une à première vue. Les Purs n’ont pas d’habitations proprement dignes de ce nom : ils habitent des abris temporaires, des grottes, ou souvent une grosse branche d’arbre. Ils ne voyagent pas ensemble et chassent chacun de leur côté. Chaque individu a son propre territoire au sein du territoire de la tribu.

Les Purs ont un système de symboles qu’ils éparpillent un peu partout pour délimiter leurs territoires à la manière des bêtes sauvages. Ces signaux ne sont qu’un peu plus sophistiqués que quelques marques de griffes sur un tronc d’arbre. Pourtant, tous les Féras sont capables de les distinguer les uns des autres d’un simple coup d’oeil. Ces marques leur permettent aussi de savoir à quel individu le territoire en question appartient, ainsi qu’à quelle tribu. Lorsque deux d’entre eux se rencontrent, ils mangeront parfois un repas en s’échangeant des histoires puis se sépareront pour retourner à leur vie. D’autres fois, la rencontre pourrait résulter en la mort d’un des Féras. Tout dépend de l’état d’âme de ceux-ci.

Les Purs sont très indépendants, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne travaillent pas ensemble. Il arrive souvent que la tribu organise un Pow-Wow. Pendant cette occasion, ils en profitent pour échanger des nouvelles, danser et raconter des histoires autour du feu. Tous les membres de la tribu sont responsables de la défense du territoire, et un Féra peut facilement alerter toute sa tribu en une heure. Ils sont très territoriaux et ne prennent pas bien l’intrusion d’un de leurs cousins domestiqués dans leur territoire, à moins que celui-ci ne réponde à sa bête.

Les Purs ne sont pas sauvages, mais ils ne croient pas au concept que leur impose la société de supprimer leurs instincts, leur bête. Ils croient que l’état semi-sauvage dans lequel ils vivent est leur état naturel. Quelqu’un d’observateur remarquera en fait que ces Féras semblent plus en harmonie avec eux-mêmes que leurs cousins civilisés, sans pour autant démontrer les extrêmes de violence dont ceux-ci sont capables une fois leur bête déchaînée.

Depuis l’union des Féras et des Dracs, les Purs se sont donnés comme tâche d’être la première ligne de défense de leurs cousins. Ils respectent les Dracs et sont reconnaissants de leur aide qui a apporté la liberté à plusieurs des leurs.  Ils reconnaissent avoir une dette envers eux, par contre ils continuent de rejeter toute “civilisation.”

Les intrus, en d’autres mots les humains, ne sont pas acceptés à Tecuani Watu à moins d’avoir un chaperon Féra ou d’être sur un territoire précis, défini pour l’échange. Si l’intrus arrive à retrouver un Féra Civilisé en premier, il aura peut-être la chance d’expliquer sa cause, sinon les chances sont bonnes que l’intrus se trouvera être le plat principal au prochain repas. En fait, les Purs utilisent un mot dérogatoire pour désigner les humains qui s’aventurent dans la jungle: rêkuu (viande stupide).

Les Dracs, quant à eux, ont une société matriarcale. La profession d’un individu est décidée à la naissance de chaque enfant par les traits qui le distingue. En premier lieu, on peut discerner la couleur des stries sur la peau du bébé et, en grandissant, l’enfant démontrera des aptitudes pour la classe à laquelle il appartient. Plusieurs signes, qui sont évidents aux Dracs, démontrent ainsi que le nouveau-né possède les aptitudes nécessaires à son destin.

Les trois-quarts de la population naissent guerriers, le reste étant à parts égales magiciens et guérisseurs, avec une petite minorité de reines. Sauf pour le statut de reine, les deux sexes peuvent naître avec un penchant pour un des trois types de caste. Il reste tout de même que la grande majorité des mâles deviennent des guerriers et la plupart des femelles ont tendance à naître avec des capacités pour la magie. De la même façon, les mâles sont plus nombreux que les femelles, pour un ratio d’une femelle pour trois mâles. C’est probablement en partie pour cette raison que les relations amoureuses, même si tous sont conscients de leur existence, sont un sujet tabou pour les Dracs. Si bien qu’un étranger croira qu’ils sont froids et sans cœur.

Le gouvernement de Tecuani Watu est un genre d’amalgame des deux systèmes de gouvernance qui existaient auparavant. Chaque ville, village ou région est gouverné par un conseil allant de 3 à 9 membres. Chaque membre du conseil est responsable de l’une des facettes de la vie dans cet endroit, mais ces responsabilités peuvent changer grandement de région en région. Par exemple, une région près de l’Impérium pourrait facilement avoir un Conseiller en charge de la défense du territoire, un autre en charge des actes agressifs et un autre encore en charge d’entraîner les nouvelles recrues dans la milice, alors qu’une région en plein coeur de la forêt pourrait n’avoir personne attitré à aucun de ces rôles. La façon de décider qui est membre du conseil change beaucoup aussi de région en région. Chacun de ces conseils a aussi un Drac à sa tête, dont le rôle est surtout celui de médiateur et de guide.  Les conseils ont tendance à être composés majoritairement de Dracs, dû au fait que les responsabilités associées ne s’apparentent pas bien au tempérament Féra.

Chaque conseil régional répond au Grand Conseil. Celui-ci est dirigé par la Reine Drac la plus ancienne, qui est conseillée par deux autres Reines Dracs. Les six autres sièges du Grand Conseil sont occupés par trois des Dracs les plus anciens venant de partout dans le territoire, ainsi que par trois Féras qui auront gagné leur place par leur bravoure et leur sagesse.

Une bonne partie des Féras ayant été anciens esclaves de l’Impérium ont, lors de leur retour récent, rapporté beaucoup de savoir jusque là inconnu dans le pays. De cette façon, les nouvelles villes de Tecuani Watu sont des bijoux d’arts et d’architecture. Les Féras auront su prendre les avancements Impériaux et les marier avec leur propre culture et celle des Dracs. Par contre, toutes les villes, nouvelles comme anciennes, partagent une chose: elles sont presque impossible à trouver si on n’en connaît pas la location. Les Féras et les Dracs ne font pas confiance facilement aux étrangers, et la première protection de leurs villes est de garder leur emplacement secret.

Régions :
Postes de troc : Ici et là sur la côte se trouvent quelques fortifications qui sont désignées comme postes de troc. Ici les Féras et Dracs viennent échanger librement avec les humains. Les Féras ont beaucoup de peaux et de cuir à offrir, et dernièrement ils peuvent aussi compter sur les métaux précieux des Dracs pour leur permettre d’acheter les biens qu’ils ne peuvent fabriquer eux-mêmes. La Nouvelle Rochelle, le partenaire marchand le plus vieux du territoire, détient ainsi trois postes de trocs qui ont l’approbation du Grand Conseil. Ces postes sont les plus riches, et c’est surtout ici que l’or des Dracs est dépensé. Le Pays des Marchands a tenté d’en construire une demi-douzaine, mais chaque fois ces postes sont tombés face aux attaques des Purs. Le Duché d’Anguille et Draioch en ont tant qu’à eux chacun un, et il semblerait que les Norrend sont en train d’essayer d’en construire un autre. Seul le temps décidera si les Purs et le Grand Conseil l’accepteront.

Féra-Khorri : Cette ville est l’ancien centre de la société civilisée Féra. Elle se trouve sur les berges du fleuve Féra-Rima, au milieu de la péninsule des Féras. La ville s’étend sur une longue surface et ses rues sont très larges. Les bâtiments de plus de deux étages sont extrêmement rares. Les voyageurs qui y viennent la décrivent comme “un petit village qui continue à perte de vue” dont les maisons sont mariées aux arbres qui les entourent. En fait, Féra-Khorri a presque un nombre d’habitants suffisant pour être déclaré une métropole. Quoique cette ville soit sur les berges du fleuve, il est difficile de distinguer les habitations et les habitants si on ne sait pas qu’ils sont là. De toute façon, les bateaux n’ont pas accès au fleuve intérieur.

Les Terres Pures : Cet endroit est considéré comme étant presque la totalité des jungles qui entourent le pays. C’est ici qu’on retrouve les plus grandes concentrations de Féra Purs. Les Féras chassent dans cette jungle, et les visiteurs qui s’y retrouvent reçoivent vite le message de partir ou d’en souffrir les conséquences. La seule exception sont les Dracs, avec qui ils ont de bonnes relations.

La Jungle Rouge : Cette jungle du sud-ouest est gouvernée par Karnak, un chef de Purs sanguinaires et fanatiques. Il a réussi à convaincre les Féras sur son territoire du mal que constituent les Féras domestiques. On dit qu’il est le descendant du premier Karnak; celui qui mena les Féras vers la liberté lors du soulèvement contre l’Impérium. Les Féras de la région chassent et mangent tout être intelligent qui y met les pieds, y compris les Féras civilisés ou les Dracs. Même les Purs du reste du pays voient Karnak comme un fanatique dangereux.

Gao : Cette région se situe le plus au nord de la péninsule de Tira’ak. C’est ici que l’on retrouve le plus de conflits externes. En effet, les Dracs et les Féras de cette région doivent faire très attention de ne pas laisser entrer d’étrangers. Pour aider les Dracs à se défendre, ils ont invité une tribu de Purs à habiter les jungles environnantes, en plus d’ouvrir leur ville aux Féras qui voudraient bien y habiter. Auparavant, il arrivait souvent que les pirates viennent y capturer des Dracs pour les revendre aux dirigeants des jeux de gladiateurs de l’Impérium, mais depuis l’arrivée des Féras cette pratique est extrêmement rare et les pirates repartent bredouilles… s’ils réussissent même à repartir. Cette région est aussi la plus prolifique pour les Dracs, qui ont ici une proportion de trois femelles pour cinq mâles et une nouvelle portée d’œufs vient d’y être pondue. Les Dracs mettent tous leurs espoirs sur cette portée et la ville au cœur de Gao est extrêmement bien protégée. La ville de Gao contient le plus grand nombre d’écoles et de bibliothèques du pays. Les médecins Gaoiens sont parmi les meilleurs du continent.

See’arr et Nee’arr : Les reines de See’arr et Nee’arr sont en fait des sœurs jumelles. Leur arrivée au monde est en quelque sorte une légende dans le monde des dracs. Elles sont sorties d’un seul œuf, d’une mère qui était aussi une reine. Ce genre de chose n’arrive presque jamais, et la combinaison des deux est inouïe. Les deux sœurs ont aussi réussi à s’approprier chacune un territoire et elles collaborent encore souvent, si bien que les deux territoires n’en font presque qu’un seul. Les conseils locaux ont chacun l’une des sœurs à sa tête. Les peuples des quatre régions de Tira’ak murmuraient souvent qu’elles sont un signe des dieux et que leur apparition dans le monde était un signe précurseur d’un grand changement à venir. Ce sont les deux sœurs qui ont réussi à convaincre le conclave des Draks de tendre la main vers le peuple Féra. Il semble que les dieux ont bien choisi leurs envoyées, parce que ce changement en est un qui aura été à la fois bouleversant et bénéfique pour les Dracs.

Jhi’asse : Cette région du sud est la plus près de La Frontière. L’air y est malsain et les Dracs qui y habitent sont les plus gros, agressifs et dangereux de toute la péninsule. Plusieurs proviennent d’une région plus au nord, étant partis vers le sud une fois leur enfance terminée. Les Dracs y viennent le plus souvent pour y mourir.

Wata Kur: La nouvelle ville qui constitue le bijou du territoire et de l’union des deux peuples. Cette ville est fraîchement construite et continue d’être développée. La ville ressemble beaucoup plus à ce qu’un humain définirait comme étant une ville, mais la nature y fait quand même une place d’honneur. L’architecture y est incroyable et spectaculaire, avec de grands arcs et des structures ayant à leur sommet un dôme scintillant fait en or. Tous les murs sont ornés de sculptures et de bas-reliefs. La ville est un hommage à la collaboration de deux peuples qui ont marié leurs avenirs pour leur bien mutuel. C’est ici que siège le Grand Conseil de Tecuani Watu. La ville est cependant cachée dans les montagnes, et seuls quelques passages étroits et escarpés s’y rendent. Du haut des airs, tout ce qu’un observateur pourrait voir est la cime des gigantesques arbres qui cachent les structures majestueuses.

Coutumes :
Plusieurs coutumes appartenaient à l’origine à l’un des deux peuples et, quand c’est possible, l’autre peuple tentera de les adopter aussi. Par contre, des choses que les deux peuples ont toujours partagé sont l’importance des histoires et de la danse, un langage parlé extrêmement littéral, ainsi qu’une importance extrême accordée à l’honnêteté.

Il est coutume à Tecuani Watu lorsqu’on se présente d’aussi inclure un fait, une valeur ou encore un exploit qui est important à la personne qui se présente. Il est aussi coutume lorsque quelqu’un se présente de façon officielle de dire quel est le but de la rencontre pour la personne. Exemple: Je me nomme Kariuc, le Féroce, je viens rencontrer le conseil dans l’espoir de le convaincre de faire un raid sur un village Impérial.

Les Féras sont de stricts carnivores puisqu’ils ne peuvent digérer les matières végétales correctement. Il va donc sans dire que la chasse occupe une place d’honneur dans leur société. Avant toute expédition de chasse, les Féras danseront autour d’un feu en recréant les mouvements de leur proie de choix. Un autre Féra viendra alors représenter le chasseur qui vient tuer sa proie. Cette danse veut exprimer le respect envers la proie. Elle aide aussi les Féras à se rappeler qu’ils font partie intégrante du cycle de la vie et qu’il ne faut tuer que pour satisfaire ses besoins. Ils enchaînent ensuite cette danse avec une danse de protection, pour inviter les esprits de la jungle à protéger le village pendant l’absence des chasseurs. Les Dracs de la classe guerrière auront vite adopté cette coutume, et on peut régulièrement les voir se joindre aux danses de la chasse.

À chaque printemps, les Féras, Purs et civilisés, se rassemblent et fêtent le changement et la nature. Ils en profitent pour renouer avec de vieux amis, pour danser et pour raconter des histoires. C’est le seul moment où les deux “types” de Féras se rencontrent et mettent leurs différences de côté. Par respect, les Dracs ne participaient pas initialement à cet évènement à moins d’y être invité. Le mariage des deux peuples a été si vite adopté que la majorité de ces fêtes incluent maintenant des Dracs, qui font partie intégrantes de l’évènement.

Raconter des histoires occupe une grande place dans la société de Tecuani Watu. Un bon compteur d’histoires est aussi célébré qu’un bon chasseur. Il est important de noter que les Féras n’ont pas d’écriture et que la grande majorité refuse d’apprendre à lire et à écrire. Les Dracs quant à eux ont une écriture, mais elle est habituellement réservée pour des faits et non pas des histoires. Les deux peuples ont une tradition orale vivante et chacun connaît au moins quelques histoires. La danse aussi a une place de choix, comme outil pour raconter une histoire ou encore comme médium pour contacter ou remercier les esprits et la nature.

Pour les Dracs, on célèbre le retour du soleil le lendemain du solstice d’hiver et on pleure son départ au solstice d’été. Les deux cérémonies sont colorées et festives, le “deuil” étant plus un acte symbolique qui reste une occasion festive. Les deux occasions sont attendues avec impatience. Les Féras ont aussi adopté cette nouvelle pratique.

Habillement :
Pour les Féras, les mâles et les femelles portent à peu près la même chose, des habits utiles et non-restrictifs pour leur vie de tous les jours. Les Purs ne portent habituellement presque rien comme vêtements, mais s’ornent de plumes, de feuilles et d’écorce. Les civilisés portent l’armure de cuir au besoin, alors que les Purs préfèrent aussi les armures de cuir et quelques fois d’os ou d’écorce.

Pour les Dracs, l’habillement est à la base fonctionnel. Pour les mâles comme les femelles, on porte des jupes-culottes. Les hauts sont surtout légers et simples. Il est important de ne pas déranger le mouvement. Les Dracs portent aussi parfois des harnais de cuir, qui servent à tenir leurs outils. Les vêtements des deux sexes sont ornés simplement, les couleurs utilisées sont des tons de beiges avec des bordures de rouges et de turquoise.

Religion :
Les Féras honorent la nature et les esprits en général. Ils croient que tout a son esprit, que ce soit un arbre ou une proie, et qu’il faut toujours remercier les esprits pour leurs sacrifices. La nature aurait un esprit supérieur qui gère toutes les facettes de la vie. Les Féras l’appellent tout simplement « Mère ». Il faut comprendre que les Féras ne vénèrent pas les esprits, mais plutôt les respectent et les honorent. Un Féra est incapable de prier un dieu, c’est contre leur nature de se prosterner devant quelque chose qui se prétend meilleur qu’eux.

Pour les Dracs, le soleil est accueilli chaque matin avec une courte prière, et est ainsi envoyé le soir. Même si le soleil prend une place importante dans leurs cérémonies. Ils ne le vénèrent cependant pas. Le soleil n’est qu’un symbole de sa chaleur qui est importante pour tous. C’est un rappel qu’à la base toute vie est importante,  d’où l’importance de la protéger.

Les dieux des Dracs ont disparu il y a très longtemps, les Dracs continuent d’en honorer les mémoires, mais ils savent qu’en ce monde rien n’est éternel et n’ont pas repris d’autres dieux depuis, car ceux-ci mourront aussi quand leur temps sera venu.

Histoire :
Étant issu de deux peuples, l’histoire de Tecuani Watu est séparée ci-bas:

Histoire des Féras: L’histoire des Féras n’est pas vraiment celle de Féra-Kurr. Il y a quelques centaines d’années, avant l’arrivée des Féras, la région n’était qu’une grande jungle dont aucun pays ne voulait prendre la responsabilité. La région était riche en monstres qui attaquaient les régions avoisinantes. L’arrivée des Féras a fait baisser de beaucoup leur présence.

Il y a longtemps, les Féras habitaient une région au nord, qui fait maintenant partie de l’Impérium. Ils y vivaient presque exactement de la même façon que les Purs vivent aujourd’hui. Ils y étaient en paix et n’interagissaient pas avec les races extérieures. On dit que les humains de ce temps croyaient qu’ils n’étaient que des fauves sans intelligence.

Puis vinrent les humains de l’Impérium. Ceux-ci se rendirent compte que les Féras possédaient une intelligence mais, à cause de leur aspect non humain, décidèrent qu’ils n’avaient aucun droit aux territoires qu’ils occupaient. L’Impérium s’empara donc du territoire, qui était rempli d’or. Les Féras, trop prêts à faire confiance à leurs nouveaux partenaires de troc, ne virent pas la duplicité avec laquelle les soldats les traitaient. La conquête du pays se fit en deux ans. Les soldats conquirent 80% du territoire en deux mois. Le reste fut une guérilla terrible qui coûta d’innombrables vies du coté Impérial. Finalement, décidant que le territoire était aussi invitant sans ses jungles, les Impériaux y mirent le feu et ce fut la fin de la résistance.

Pendant les deux prochains siècles, les Féras furent déclarés une race esclave. Ils étaient très difficiles à contrôler et retournaient à l’état sauvage facilement. Toute une entreprise fut mise sur pied à Liberum dont la seule raison d’être était de contrôler ces sauvages et leur montrer la civilisation. On leur apprenait à ignorer leur bête et à être dociles, ce que la population Féra ne réussit à faire qu’avec peine et misère. Ceux qui se perdaient à leurs bêtes étaient envoyés dans les arènes pour y combattre en tant que gladiateur. Un des sports préférés de la populace fut d’envoyer un Féra contre un fauve du même type. Chose surprenante, les Féras gagnaient régulièrement ces combats.

Karnak fut l’un de ces gladiateurs-fauves. Il souleva le peuple esclave et toute la population le suivit et relâcha ses bêtes pour la cause. La révolte alla de ville en ville et libéra tous les Féras sur son chemin. Avant que les Impériaux n’aient le temps d’organiser une résistance, Karnak avait conduit les rebelles dans ce qui est maintenant Féra-Kurr. Karnak y mourut de ses blessures. L’Impérium, face au chaos causé par les Féras et à la réalité d’avoir à trouver leurs esclaves dans la jungle, décida que les hommes-chats n’en valaient pas la peine. Après tout, une fortune devait être dépensée seulement pour les garder civilisés.

Au début, les Féras tentèrent de retourner à leur mode de vie ancestral. Mais, ils se rendirent vite compte que la civilisation avait ses bons côtés. Les aînés se rencontrèrent alors en ce qui fut le premier Kréor, ce qui donna naissance au pays de Féra-Kurr. Certains décidèrent tout de même de retourner aux vieilles coutumes, ils se séparèrent du reste et adoptèrent le pseudonyme « Purs ».

Depuis, les raids Impériaux continuaient jusqu’a très récemment de prendre des esclaves Féras, si bien qu’une quantité immense d’esclaves étaient en sol impérial lorsque les Dracs vinrent les libérer.

La société Féra est très dynamique. Ils demeurent cependant près de leurs racines et gardent jalousement leurs traditions.

Histoire des Dracs: Étant donné qu’ils vivent parfois plus de 300 ans, ils sont une des seules races qui se rappelle ce qui est arrivé au moment où la Frontière de la mort fut posée. D’après leurs dires, une grande étendue de terres Dracs existe au Sud de la Frontière. Les Dracs étaient à la limite des territoires humains lorsque la Frontière apparut à l’intérieur d’un mois. D’innombrables Dracs perdirent la vie.

Avant ce temps, les Dracs vaquaient à leurs affaires sans vraiment se soucier de celles des autres. Puis vint le Mur des Morts.  Au début, il n’était qu’un mur très mince, que l’on ne retrouvait que dans quelques régions. Puis le mur s’épaississait presque à vue d’œil, et des soldats morts-vivants de plusieurs races semblaient en sortir pour attaquer ceux qui s’aventuraient près du Mur. Les Dracs envoyèrent plusieurs équipes d’élite pour trouver la source du mal qui s’abattait sur le sol. La plupart des guerriers ne sont jamais revenus.

Les Dracs de la péninsule se retrouvèrent isolés du reste de leur Empire au sud du Monde des Morts. Ils étaient maintenant une minorité de leur race face à un continent majoritairement humain. Pour survivre, ils eurent tôt fait de comprendre qu’ils devaient se protéger des monstruosités qui sortaient de la frontière. Ils refirent leurs équipes de chasses en rangs militaires. Lorsque le nombre de naissances se mit à baisser de façon affreuse, ils remodelèrent leur société pour protéger le peu de femelles qu’ils avaient. Dorénavant, elles feraient l’administration de la population et les mâles défendraient ce qui restait de leur société.

Depuis ces changements, les Dracs sont poussés à agrandir leur territoire pour leur survie. Ils résistent à quitter ce qu’il leur reste de leur ancien royaume. Tous cherchent jour et nuit pour les solutions qui leur permettront de survivre. Malheureusement, il ne leur reste que peu de temps avant que leur cause devienne peine perdue. Ils savent trop bien qu’ils ne peuvent pas compter sur les humains.

Pire encorem les dernières portées d’œufs n’ont jamais éclos et les Dracs durent animer et transformer les morts-nés en une caste ouvrière semi-intelligente, les ss’galag.

C’est ce peuple près de l’extinction qui pris contact avec les Féras dans l’espoir que les deux peuples mis ensembles seraient capables de s’assurer un futur sur le continent. Depuis, une première nouvelle portée d’œufs à vu le jour, et jusqu’à maintenant ils semblent encore avoir le potentiel d’éclore. Les Dracs mettent tout leur espoir sur ces œufs.

Légendes :
Karnak aurait été blessé à mort lors du premier combat pour la liberté des Féras. Il aurait survécu par pure détermination, pendant deux ans de plus, afin de voir son peuple libéré. Les légendes racontent qu’il aurait été blessé à mort plusieurs fois au cours de ces deux longues années. À sa mort, son fils aurait été renommé Karnak et il en aurait été de même pour tous ses descendants depuis. Le Karnak présent qui dirige la jungle rouge serait donc un descendant direct. La légende va même jusqu’à dire qu’un jour Karnak se réincarnera dans le corps d’un de ses descendants et dirigera les Féras vers une utopie.

Féra-Kurr est l’emplacement d’une très ancienne civilisation qui semble avoir disparu. En effet, partout dans les jungles et dans les plaines, d’immenses ruines parsèment le paysage. Jusqu’à maintenant, il ne semble y avoir aucune indication de qui cette civilisation était, ni même de quelle race. Par contre, des archéologues Rochelois auraient récemment exploré l’une de ces ruines et les découvertes semblent pointer à une civilisation ancienne composée entièrement de Féras. Cette découverte remet en l’air l’assomption des Purs que l’état sauvage est l’état naturel des Féras. Les Sidhee, une des races les plus anciennes, disent ne rien connaître de cette civilisation qui semble avoir existé avant eux. Le seul dragon qui a été approché à ce sujet refusa de parler et l’interlocuteur raconta que le dragon semblait effrayé.

Les Dracs croient que le Monde des Morts serait le résultat des humains. Cette race est une vraie menace contre tout ce qui est bon au monde. Ils sont trop poussés dans leurs ambitions et ne voient pas plus loin que leurs besoins personnels. Ils se multiplient comme des lapins et ne s’occupent pas suffisamment de leur progéniture. Les humains utilisent maintenant la magie, qu’ils ont volé aux races anciennes, et s’en servent sans respect pour ce qu’ils font.

Un jour, un grand Drac réussira à élucider le mystère des terres anciennes qui se trouvent au-delà la Frontière. Il pourra à ce moment faire disparaître le Monde des Morts et les deux nations se réuniront. Les terres seront guéries et les premières races pourront de nouveau s’occuper de la terre.

Une guérisseuse du nom de Jixte avait autrefois travaillé avec Eldar-amie-des-Dracs pour découvrir le secret du Monde des Morts. Avec l’aide de l’Eldar, elle avait réussi à trouver des façons de guérir les tout petits Dracs qui naissaient sans souffle de vie. Ses remèdes fonctionnaient, mais les êtres qui en sortaient n’étaient que quasi-intelligents et leur création prenait beaucoup d’acharnement et de ressources, ce que les Dracs ne pouvaient se permettre. C’est avec ces méthodes que furent créés les ss’galag, ce qui était une façon plus immédiate de conserver les rangs Dracs pour défendre la terre pour les vivants. Fâchée de l’utilisation de son savoir, Jixte partit pour ne plus jamais revenir à Tira’ak. C’est depuis ce temps seulement qu’on rencontre, très rarement, des Dracs qui naissent avec la possibilité de se transformer en humain.

Rumeurs :
Karnak croit qu’il est la réincarnation de son ancêtre et qu’il est le sauveur tant attendu par son peuple. Il planifierait prendre possession de toutes les terres Pures et ensuite assimiler le peuple Féra civilisé pour le sauver de la domestication qu’ils s’imposent. Il serait même prêt à tuer quiconque fait entrave à ses projets de gloire. Certains membres de son entourage qui sont revenus à la civilisation ont déclaré, avant de disparaître mystérieusement, que Karnak était fou et dangereux.

Un groupe de Féras essaierait d’organiser une expédition pour passer à travers le Monde des Morts pour voir s’il y a une fin et pour découvrir ce qui aurait pu arriver aux Féras du sud. D’autres rumeurs voudraient que le groupe se soit plutôt fait demander par les Dracs de mettre sur pied une équipe spéciale de ses meilleurs chasseurs et guerriers pour explorer La Passe. Ils auraient de besoin des Féras pour chasser les morts-vivants qui réussissent à s’échapper.

Le peuple Drac passe un temps considérable avec les Eldars, qu’ils considèrent comme des alliés. D’après eux, les Eldars ont encore la possibilité d’être en contact avec le monde au-delà de la Frontière.

Métier/Classes :
Pour la société Féra, les guerriers et les forestiers ont une place importante en tant que chasseurs. Les druides et les mages servent souvent de conseillers ou encore de sages dans leur village et visent à guider et protéger les Féras dans leurs décisions. Les Bardes ont un rôle important dans la vie de tous les jours et dans les rituels et danses qui font partie intégrale de la vie Féra. Les barbares sont rares et sont habituellement des Purs ou encore des Féras qui reviennent de l’état sauvage. Un “roublard” ou “rôdeur” avec un concept d’éclaireur aura sa place, mais un “voleur” comme tel sera ostracisé immédiatement sinon tué. Un Féra ne peut être prêtre ou paladin parce qu’ils ne peuvent pas vénérer une divinité.

Pour les Dracs, la grande majorité de la population est guerrière dans un sens ou un autre. Être guerrier s’étend aux classes de forestiers, barbares, et voleurs. Par contre, pour un Drac, être une des trois dernières classes veut dire avoir un penchant pour la magie. Les stries colorés d’un de ces Dracs aura une tendance majoritairement noire mais, contrairement aux guerriers complètement dépourvus de magie, ils auront quelques taches ou stries jaunes. Là aussi, les “voleurs” ne seront que des éclaireurs; être accusé de vol peut vouloir dire la perte de sa vie. La majeure partie des membres de cette caste est mâle.

Les Dracs striés de jaune deviennent des magiciens. Quelques-uns avec ces couleurs ont aussi un peu de noir et deviennent des bardes. Cette caste est plus nombreuse que celle des guérisseurs. Les membres de cette caste sont majoritairement femelles. Tous les membres de ce groupe travaillent de pair avec les guérisseurs.

La dernière caste de Dracs, striés de rouges, est appelée la caste des guérisseurs. Cette caste occupe un rang privilégié dans la société. Elles deviennent les prêtresses, et plus rarement, les druides. Faisant partie de cette caste, mais rarissimes au point d’être seulement un peu plus nombreux que les reines, on retrouve aussi les paladins, qui portent autant de stries rouges que de noires. Les paladins sont la seule caste où l’on retrouve autant de femelles que de mâles. On leur donne le rôle privilégié de gardes du corps des guérisseurs et des reines.

Les Reines, quant à elles, ont la peau rouge ou noire plutôt que verte et leurs stries sont vertes. Ces êtres extrêmement rares sont capables de toutes les magies dès leur naissance.

Monstres :
Les jungles de Tecuani Watu regorgent de monstres de tous genres. Les orcs et kobolds abondent dans la région, mais servent eux-mêmes de repas aux créatures fauves de la région. Il y a longtemps, il semble qu’un accident magique, ou peut être une blague des dieux, aie mélangé plusieurs animaux et monstres “normaux” avec des fauves. Si bien qu’il est possible de rencontrer des araignées à tête de jaguar ou même des centaures/fauves appelés “Wemics”. Ces Wemics, entre autres, ont des relations amicales avec les “Purs”. À part les monstres-fauves, la jungle est littéralement infestée de plantes carnivores, de plantes étrangleuses et de nombreuses autres espèces de plantes dangereuses. Il existe un proverbe dans la région: “Si l’arbre a l’air d’un arbre, méfies-toi”.

Sur l’ancien territoire de Tira’ak par contre, à part les morts-vivants qui ressortent régulièrement de la Frontière, les monstres qui habitent la péninsule sont presque inexistants. Les Dracs sont de très bons chasseurs et ont tendance à croire qu’il ne faut pas laisser la viande pourrir, quelle que soit leur proie. Les monstres qui sortent du Mur des Morts sont moins nombreux comparé aux autres régions le long du Mur. Les Dracs restent agressifs dans la purification de leur territoire.